La lamentation du prépuce, de Shalom Auslander
Le prépuce dont il s'agit, est celui du fils de l'auteur, nourrisson. Grand dilemne pour le papa, va-t-il suivre la voie familiale et enfin accepter cette religion juive en faisant de son fils, par la circoncision, un juif. Shalom Auslander, l'auteur mais aussi le personnage principal, a été élevé selon les préceptes les plus sévères de la religion juive, dans une famille ultra-orthodoxe. Fortement marqué par cette éducation, il est persuadé d'avoir affaire à un Dieu vengeur, dont l'occupation principale va consister à détruire sa vie, en s'en prenant à ceux qu'il aime. Donc, pour conjurer le sort, il va transgresser tous les préceptes de sa religion, et utiliser notamment MacDonald's et les cheeseburgers pas cachers du tout comme arme contre ce Dieu qu'il redoute et déteste à la fois. Sexualité, alimentation, non respect du Shabbat, drogue,tout sera bon pour le provoquer...
Ce livre assez immoral et que certains jugeront blasphématoire, est trés drôle, et finalement nous interroge sur le fait de la transmission de nos valeurs, ou de notre religion à nos enfants.





































Florence Aubenas a voulu partager pendant 6 mois la vie des plus touchés par la crise, ceux qui sont obligés de multiplier les heures et les employeurs pour arriver à boucler les fins de mois. Les difficultés quotidiennes, la morgue et le mépris des employeurs, les dialogues et les ateliers surréalistes du Pôle Emploi...on la suit durant son parcours dans le but d'obtenir un CDI. Elle a évidemment caché sa véritable situation pour se voir proposer des missions en intérim, et obtenir un job de nettoyage sur un ferry ou dans un parc de mobil home. Ce n'est pas un roman mais bien du journalisme d'immersion. On va suivre Florence Aubenas au quotidien, ainsi que ses collègues qui ont une place tout aussi importante qu'elle dans ce livre. C'est un livre édifiant, et tragiquement réaliste. Ce n'est pas larmoyant ou misérabiliste, juste réaliste.















