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Esprit Campagne, la vie en mieux
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L'art de vivre dans le sud ouest
 

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2 novembre 2011

Charlie Hebdo

Je ne suis pas une lectrice de Charlie Hebdo, mais cette semaine j'achèterai ce numéro. Ce sera ma façon de dire que je veux continuer de vivre dans un pays où on peut se moquer du pape, du dalaï-lama, des rabbins et même du Prophète sans être menacé de mort. Vivre dans un pays où on ne brûle pas les journaux qui déplaisent, surtout les journaux qui revendiquent leur laïcité. Je veux continuer à vivre dans un pays où, comme dit l'équipe de Charlie Hebdo, on revendique la liberté de se fendre un peu la gueule.

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1 novembre 2011

La Toussaint

Cette fête n'a jamais été triste dans mon esprit. Enfant, elle était même le prétexte d'une réunion de famille, et chaque année j'attendais cette journée avec impatience. C'est étonnant ce mélange de joie et de tristesse qu'on en faisait dans ma famille. Tristesse tout de même en pensant aux disparus, mais plaisir de se retrouver en famille, souvent un des seuls moments de l'année où on retrouvait les cousins cousines sur les tombes de l'un ou l'autre des arrière- grands-parents. Faire la tournée des cimetières dans le Gers a un petit côté champêtre que je n'ai pas retrouvé ailleurs. Des villages minuscules, perchés souvent au sommet de collines aux courbes toutes féminines, au cimetière ombragé par des cyprès que le vent d'autan a fait pousser de guingois. Nulle tristesse ou grisaille dans ces endroit, où l'on entend pourtant le vent siffler entre les tombes, et où le ciel est plus souvent bleu que gris. Petite, je trouvais injuste le fait que certaines tombes soient très bien fleuries, et d'autres délaissées. Je m'arrangeais donc pour rétablir la justice, un pot de chrysanthème pris là, et déposé un peu plus loin sur une sépulture dont ne subsistait plus qu'une vieille croix bancale en fer, j'étais tranquille, les membres de la famille étant occupés à dresser des louanges à leurs chers disparus, que la mort rend plus sympathique et parés de toutes les vertus, bien plus que de leur vivant. J'ai le souvenir de galopades dans les allées, parfois un pied posé sur une tombe pour s'équilibrer, mais aussi, un peu, pour braver les interdits. Les regards jetés aussi dans les petites chapelles, les deux mains cramponnées à la grille, moitié frousse, moitié bravade. On cherchait les petites tombes, celles dont la taille indiquait probablement qu'elles étaient le dernier refuge d'un enfant ou d'un bébé. Ou bien, on se moquait un peu des vieilles photos sur des médaillons bombés qui figurent parfois sur les pierres tombales. On parlait et riait un peu trop fort, au milieu des conversations chuchotées, et on s'attirait les regards courroucés des autres visiteurs.

La ferme de mon grand-oncle était située sur la colline juste en face du petit cimetière d'Auradé, la famille s'y donnait rendez-vous le matin et à pied, à travers  champs, on se rendait au cimetière. On passait près d'une butte dont on nous racontait à chaque fois l'anecdote, elle aurait été creusée par des soldats avec leur propre casque, guerre de 70 ou 14-18, je n'ai jamais vraiment su ni cru, mais quand même j'ai raconté cette histoire à mes propres enfants, qui à leur tour ne l''ont pas vraiment cru. Au retour, le repas nous attendait, nous sommes dans le Gers, le bien manger, plus que la gastronomie, puisqu'il s'agissait souvent de plats familiaux, simples mais tellement délicieux, est un art de vivre. Confits, volailles, foie gras, ce jour là, on mangeait pour nous mais aussi un peu à la santé des disparus, qui ce jour là, permettaient ces retrouvailles et nous semblaient presque présents, d'ailleurs ils l'étaient dans les conversations. Souvent, à mi repas, des hôtes s'annonçaient, qui revenait eux aussi du petit cimetière et qui du coup, se joignaient aux convives pour pour prendre le repas en cours, on rajoutait des chaises et la maîtresse de maison avait de toutes façons prévu de quoi nourrir un régiment. Nous, mes parents, mon frère et moi, avions l'obligation de nous resservir, nous venions de la ville, et c'est bien connu, les citadins se nourrissent mal. Il m'était un peu difficile de tenir à table aussi longtemps, aussi, entre les plats, avec les plus jeunes, nous allions explorer la ferme. Le plaisir de découvrir entre deux balles de paille un oeuf, ou bien la tristesse de voir les lapins enfermés dans leur clapier. Je trouvais ça si triste, qu'un jour, j'ai laissé leur porte ouverte, en convainquant mes petits complices de la nécessité de les libérer et surtout en les menaçant de choses terrifiantes s'ils me dénonçaient, exposant sans aucun doute ces pauvres lapins à une mort sous les crocs d'un renard sans doute pire que celle à laquelle ils étaient destinés. Tonton René, où que tu sois, j'avoue tout, c'était moi la responsable de leur fuite, personne ne m'a jamais dénoncée, enfin, je ne crois pas. Il y avait toujours un des petits qui tombait dans la mare aux canards, heureusement plus flaque que mare, je crois bien que j'y ai eu droit aussi, sûrement même, un peu poussée sans doute, tant mes airs supérieurs de fille de la ville devaient être agaçants pour mes cousins campagnards. Si on ne sortait pas trop tard de table, on reprenait la route pour un autre cimetière, des parents lointains qu'on n'avais jamais connu mais qu'on ne manquait pas d'honorer, on y rencontrerait d'autres cousins, qui bien sûr, insisterait pour qu'on passe à la maison, pour le goûter...

De ces journées, on rentrait plus que repus, le coffre plein de victuailles, c'est bien connu, à la ville, on se nourrit mal. J'ai gardé de ces journées de fête un goût étrange pour les cimetières, je vais souvent m'y promener lorsqu'on découvre un endroit, et même en douce, je rétablis toujours la justice entre tombes trop décorées et celles qui ne le sont pas assez...

Ici, c'est un joli cimetière qui entoure l'église. De ses allées, on domine le village et la Seine. Les membres de la famille Hugo y reposent sous de jolis rosiers, sa femme Adèle et Adèle sa fille, Léopoldine dont la mort a marqué le village et son mari Charles Vacquerie, j'aime bien m'y promener, et j'irais sans doute cet après-midi, y penser à d'autres cimetières, et à d'autres disparus, les miens.

 

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31 octobre 2011

Fin octobre

C'était un dimanche aux senteurs de pomme et de feu de bois, les dernières pommes du jardin qu'il faut cuisiner, Tatin, tartes, compotes ou crumble les desserts faits avec les fruits de chez soi ont un goût à part. Le feu de bois, c'est juste parce que c'est joli une cheminée qui flambe, la douceur des températures extérieures aurait pu nous en dispenser. C'est un dimanche de vacances aux contours un peu flous, comme à chaque changement d'heure, on se laisse aller sans trop regarder la pendule. Trop rare et c'est pourquoi ce dimanche était précieux, les jours où tous les poussins sans exception sont au nid, avec même les valeurs ajoutées, comme j'appelle les amoureux-amoureuses. La journée a passé sans qu'on sache trop comment, de la cuisine à plusieurs mains, une balade jusqu'à l'aire de jeux pour occuper les plus petits et faire se défouler le chien, lui aussi ne sait plus où donner de la tête et des câlins quand tous les enfants sont là, une partie de Monopoly, des magazines féminins feuilletés ou un roman qu'on tient à terminer, on se remet en cuisine à l'heure du goûter, et pour le soir on improvise. Un dimanche tellement différent de nos dimanche à deux, mais finalement quelle chance de pouvoir jongler entre ces moments si différents.

 

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14 octobre 2011

Poétiques Citrouilles

Cela commence comme un conte de fée, il était une fois, et se termine dans une citrouille, le temps d'une jolie histoire entre poésie et sculpture....

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Vu au musée Victor Hugo, exposition de Françoise Jolivet "Mais quelle langue parle la nature"

 

Pensez-y ce soir en dégustant votre potage au potiron :-)

14 octobre 2011

Le blanc, vu chez Néopodia

Souvent, le blanc n'est pas considéré comme une vraie couleur. Pour moi, ça l'est. Des blancs blanc, des blancs crème, des blancs mat ou brillant, la gamme du blanc est infinie. Et surtout, il permet véritablement l'utilisation de toutes les autres couleurs sans fausse-note. Dans ma maison, j'ai voulu m'entourer de ce blanc, qui contrairement à ce qu'on croit n'est pas froid ou clinique, mais juste lumineux. Je ne connais rien de meilleur que de se glisser dans un lit tout propre au linge de lit immaculé, ou bien déguster un bon repas dans de la vaisselle blanche qui va donner la part belle au côté visuel du plat. Dans cette vidéo proposée par Néopodia, on peut voir le choix de la décoratrice d'en faire l'élèment principal de la décoration d'un hôtel, le résultat est trés contemporain, mais possède un côté cocon qui me plaît. Elle explique aussi comment utiliser cette couleur, en utilisant toutes les nuances, mais aussi toutes les matières.
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11 octobre 2011

Juliet, Naked de Nick Hornby

 

SC_Nick_Hornby_largeCe livre est réjouissant, drôle et attachant! Un couple de presque quadragénaires, dont lui est un fan absolu d'une ancienne rock star tombée dans l'oubli. C'est vraiment l'accro absolu, celui qui posséde toute l'oeuvre, connait absolument tout de la vie intime de la star et fait des pélerinages aux endroits où il a vécu. Elle, vit plutôt mal cette passion, plus envahissante et prenante qu'une maîtresse. Et elle voit aussi tourner inéluctable, l'horloge biologique, qui lui tictacque dans l'oreille à quel point finalement sa vie est vide et qu'elle n'a rien construit. A la suite d'une chronique plutôt négative laissée sur un forum consacré au chanteur, celui-ci entrera en contact avec elle... Mauvais mari, mauvais père, et finalement plutôt un artiste raté, le chanteur est plutôt en plein bilan de sa vie, un peu comme elle... et de là à joindre leur deux solitudes, il n'y a qu'un pas ...

A découvrir!

7 octobre 2011

Tarte aux Michokos et poires

Testée et complètement approuvée, cette tarte, je vous en livre la recette...

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Tarte poire/Michoko:

- une pâte brisée toute prête ou maison selon vos convictions

- un sachet de bonbons Michoko

- 25 cl de crème fraiche liquide, allégée ou pas selon vos convictions

- 2 oeufs

- 3 poires

 

Faire chauffer à feu doux la crème sans la faire bouillir, y ajouter les bonbons (oui, oui, tous les bonbons du sachet, enfin ceux que vous n'aurez pas boulotté en les dépiautant) et laisser chauffer à feu doux.

Pendant ce temps éplucher les poires, les couper en lamelles.

Préchauffer le four à 200°.

Reprendre la ganache aux Michokos, remuer jusqu'à complète dissolution des bonbons, la pâte doit être bien lisse. Pour la refroidir un peu, la transvaser dans un saladier et ajouter les oeufs.

Etaler la pâte, verser la ganache au chocolat, disposer les lamelles et faire cuire environ 35 mn.

 

 

15 septembre 2011

Les Puces de Rouen

Evènement incontournable de la brocante, deux fois par an, on y passe de longues heures. Comme à chaque fois, de jolies trouvailles pour embellir la maison. Cette année, peu de monde et un peu moins d'exposants pour l'édition de septembre qu'au mois de janvier.

Sur le premier stand visité, nous avons eu le coup de foudre pour ce petit buffet, nous n'avons pas réfléchi longtemps...

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Cette fois-ci, toutes nos trouvailles seront dédiées à la cuisine...

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Sac à grain et torchons, le tout avec de jolies rayures bleues, les torchons de cette couleur se font rares.

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De nouveaux moules pour la collection.

 

Et petit à petit, la cuisine commence à ressembler à celle de mes rêves, véritable pièce à vivre où se mêlent objets de brocante et accessoires plus récents. Une cuisine de campagne, tendance bistrot.

 

SEPTEMBRE 2011

5 août 2011

Loi des séries

Toutes les chineuses vous le diront, les trouvailles en brocante se font en série. Pendant des semaines, on ne trouve rien de ce qu'on cherche, et puis d'un coup on tombe sur de vrais nids. Lors de nos vacances en juin, il en fut de même, c'était une année à torchons et serviettes...

Tout d'abord, mes préférées. Je n'avais jamais vu de serviettes brodées de cette façon, avec un prénom complet, et de plus, dénichée dans la minuscule brocante de notre maison d'hôtes préférée

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Version sirop de cerises ou de kiwis? Contrairement aux apparences, ce billet n'est (hélas) pas sponsorisé par les Sirops Monin, mais j'adore leurs bouteilles et leur couleur si rétro!

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Les classiques en lin à bandes rouges dont je ne me lasse pas...

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D'autres, aux dimensions plus importantes que j'aime utiliser en nappe, dont un à mes initiales...

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21 septembre 2011

Plume au vent, Carnac

Cette maison d'hôte nous a accueillis durant notre petit séjour en Bretagne.

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Cachée dans une venelle, en plein centre du village de Carnac, cette maison d'hôte a été une heureuse découverte. Une maison ancienne, à la décoration vraiment personnalisée et dont tout le premier étage est réservé aux hôtes, une immense chambre, un salon bibliothèque avec une collection impressionnante de BD, et une salle de bain. Derrière la façade en pierre de cette jolie maison, se cache un univers tout en blanc et en parquet, où se mêlent objets ou mobilier contemporain et antiquités de marine. Avec en fil rouge, la passion de la propriétaire pour la bande dessinée qui s'expose en planches originales sur les murs ou par les centaines de BD dans les rayonnages de la bibliothèque du salon, accessibles à tous. Pour peu qu'on s'intéresse à la décoration ou à sa maison, Elisabeth la propriétaire vous fera partager son goût du bel objet, et vous indiquera toutes les bonnes adresses du coin. C'est un endroit où on scrute le moindre recoin tant il y a des détails à découvrir, vraiment c'est un endroit magnifique. La façon dont elle conçoit son activité est vraiment intéressante, et on se sent accueilli en toute amitié.

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Petits détails pratiques:

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La maison d'hôte étant située en plein centre, il est assez simple de se passer de voiture, pour se restaurer ou se balader. D'ailleurs Elisabeth propose deux vélos pour découvrir les environs, la plage n'est qu'à un km.

Pour se restaurer à Carnac:

- juste derrière l'église, la crêperie Chez Marie, véritable institution du coin,  fréquenté par les habitants de Carnac. Attention, pas de réservation, il faut arriver à 19h ou à 21h, à 19h30 c'est déjà complet!

Un peu plus loin:

- à Portivy, un restaurant gastronomique, le Petit Hôtel du Grand Large, ou plus simple, la Passerelle, à l'étage avec une jolie vue.

- sur la Côte Sauvage, entre Portivy et Quiberon, le Vivier, un petit resto perdu au milieu de nulle part, au sommet de la falaise. Rien d'original au menu mais il faut y aller pour la vue exceptionnelle. Produits frais et prix trés abordables.

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17 juin 2011

Suite...

 

Pas trés loin de Lectoure, se trouve l'abbatiale de la Romieu, vaisseau de pierre blanche qui semble flotter au sommet d'une colline. Juste en face, un jardin privé ouvert à la visite:

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Joli jardin dont nous n'avons pas découvert toutes les merveilles, un banc nous ayant tendu ses bras pour une petite sieste, terrassés par un repas que nous pensions léger, jusqu'à l'arrivée de notre commande :-)

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Assiette de charcuteries maison, du restaurant le Lutin Trott'heure à Lectoure (trés copieux mais délicieux)

17 mai 2011

Demain, dés l'aube...

Notre village entre Seine, falaises et forêts est  indéfectiblement lié à l'histoire tragique de la famille Hugo, puisque c'est là, que s'est noyée Léopoldine Hugo, avec son mari et leur neveu. Elle et son mari, sa soeur Adèle au destin non mains gai, leur mère sont enterrées dans le petit cimetière en haut du village. Certes, cette histoire a marqué de son sceau le destin de ce village, mais il n'est pas triste pour autant et on y ressent une atmosphère trés particulière, hors du temps. Maritime et bucolique, ce village sur les bords de Seine, soumis aux marées et toujours empruntés par les bateaux de grands tonnages entre Rouen et Le Havre. Bateaux qui font vibrer la maison à leur passage, et dont j'aime entendre la corne, lorsqu'ils signalent leur approche au bateau pilote, qui viendra les accoster pour permettre au pilote de monter à bord, et ainsi leur faire franchir cette partie en boucles de la Seine...

On part en balade, par la rue la plus escarpée du village...

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Jusqu'à la petite église, au pied de laquelle reposent ensemble les demoiselles Hugo...

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Entre les maisons de poupées qui s'accrochent à la colline, saluer d'une caresse un drôle d'habitant...

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Passer les dernières maisons, et récupérer de la grimpette en en prenant plein les yeux...

Sur l'autre rive de la Seine, les marais qui nous garantissent qu'il n'y aura jamais de constructions à cet endroit. Au loin, la forêt de Brotonne, forêt royale où venait chasser François I°...

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Et puis redescendre, longer les quais pour arriver à la statue de Victor Hugo, qui depuis le XIX° siècle, pleure la disparition de sa fille chérie face à l'endroit où le bateau a chaviré...

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Je crois qu'il est facile de comprendre pourquoi je suis tombée en amour d'un tel endroit...

 

 

 

3 octobre 2011

Passionnément Jardin

Ce week-end, la Normandie avait des airs de sud, avec 34° à Honfleur. Si ce n'était le soir qui est tombé bien vite, sur les planches à Deauville, on se croyait en été.

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Avant la plage, nous avons fait un tour à l'hippodrome, pas de courses enchapeautées, mais juste en face, aux écuries, l'édition automnale de Passionnément Jardin.

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( si j'avais une seule raison à choisir d'habiter Deauville, ce serait celle-ci, la présence des écuries en pleine ville, pour entendre au petit matin le cliquetis des sabots des chevaux, qui vont s'entraîner sur la plage)

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Le cadre absolument magnifique, les exposants disponibles et agréables, le temps, le peu d'affluence (les promeneurs avaient sans doute préféré la plage), tout a contribué à nous faire passer un délicieux moment. Et j'ai fait la connaissance, totalement par hasard, je ne savais qu'elle exposait ce jour là, d'Emma, du site DécoCharme, dont je vous ai souvent parlé ici.

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Vous avez chaud, là? Allez, un petit tour à la plage....

 

19 avril 2011

La vie sexuelle des super-héros, de Marco Mancassola

386 Que sont devenus les super-héros dont on a suivi les aventures dans notre enfance?

Nous sommes dans les années 2000, les super héros ont pris leur retraite, vieillissent plutôt mal et pour faire encore parler d'eux, certains ont choisi d'animer des émissions de télé-réalité, dont ils doivent veiller à maintenir l'audience sous peine d'être virés. Le super héros ne fait plus vendre ni rêver, surtout lorsqu'il vieillit comme tout le monde.

Mister Fantastik, l'homme élastique, est devenu scientifique et tombe amoureux d'une jeune chercheuse, qui elle ne rêve que de s'envoyer en l'air, c'est à dire d'obtenir sa place dans un vol de la navette spatiale grâce à lui.

Batman, bisexuel, vit mal sa solitude et la déchéance physique, son amant Robin, a été assassiné, et lui trompe sa peur de vieillir à coup d'opérations de chirurgie esthétique et de jeunes prostituées. Le plus beau des super-héros n'est plus qu'une caricature pathétique.

Superman a ouvert une école de super-héros avec de jeunes élèves surdoués aux supers pouvoirs tous plus bizarres les uns que les autres.

Mystique, qui a le pouvoir de se transformer, anime des shows télévisés et gagne sa vie en prenant l'apparence de célébrités aprés avoir été en prison de longues années.

Ils ne courent plus aprés les méchants, ne font plus régner le bien et connaissent la plus sombre des solitudes. Et les uns aprés les autres, ils vont être assassiné par un gang aux motivations peu claires. Un policier et son frère journaliste vont mener l'enquête.

Surtout, ne vous laissez pas abuser par le titre de ce roman étonnant. Il ne s'agit ici ni d'un roman drôle, ni d'un roman pornographique, même si la sexualité tient une place importante dans ce livre. Pas plus d'un roman policier malgré les crimes et l'enquête.

Ce roman est d'un incroyable mélancolie, sur ces icônes que notre société crée pour s'en détourner tout aussi rapidement lorsqu'ils paraissent dépassés ou vieux, tout simplement. Il ne restera à nos super-héros qu'à essayer de se rattacher à l'amour, ou à ce qui va en faire office, le sexe. La lutte contre le mal n'a plus cours dans nos sociétés, ou du moins, elle n'a plus besoin de ces héros. Trés nostalgique!

J'ai bien aimé ce livre, ces passages incessants fiction/réalité, même si la fin, à mon avis, ne s'intégre pas trés bien au reste du roman.

 

2 août 2011

Les planches...

Lorsqu'au détour d'une conversation, on dit son goût pour cette petite ville normande, on est un peu regardée de travers et vite taxée de superficialité. En Normandie, il n'est pas de bon ton d'aimer cet endroit, on lui préfère sa voisine Trouville plus discrète en apparence, et pourtant, je trouve un charme fou à cet endroit. Certes, Deauville, c'est le bling-bling assumé, à fond, à un point tel que ça en devient kitschissime. Deauville, c'est un peu une vieille dame trop embijoutée et trop maquillée dont on se moque un peu, mais à qui on demanderait bien de nous raconter sa vie, ses rencontres ou son extravagance passée.

Deauville, c'est aussi l'un des rares endroits où sur une plage, à l'abri des fameux parasols de toutes les couleurs, se cotoient en toute sérénité apparente filles aux seins nus, femmes voilées et familles juives traditionnalistes, où sur les planches marchent de concert, enfants de bonne famille en bermuda blanc et blazer sombre  et gamins du 9-3 bardés de faux Vuitton.

J'en aime l'ambiance feutrée, la curieuse impression que cet endroit parait à l'écart des remous du monde extérieur. Il faut longer le front de mer, passer devant les folies, ces maisons incroyables quasiment toutes fermées de nos jours, tant elles paraissent un vrai gouffre à entretenir, beaucoup d'aillleurs paraissent abandonnées. Revenir par les planches, sur la plage, se la jouer Un homme et une femme l'espace d'un moment, et entendre en fond le chabadabada de la musique du film.

 

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28° sur la plage, hier, et dire que certains préfèrent s'entasser sur la Côte d'Azur :-)

 

 

 

 

 

 

 

14 août 2011

Lettres...

Lettres d'amour ou  de rupture, factures d'électricité ou cartes postales du bout du monde, qui sait ce que ce sac postal aura contenu comme promesses d'amour ou d'amitié, voire d'enquiquinements administratifs.

J'ai utilisé la partie malheureusement abîmée de ce sac pour fabriquer deux petits coussins, des prototypes en quelque sorte étant donné mon niveau en couture, avant de couper allègrement et d'une main plus sûre dans l'autre côté du sac. Pour le verso, j'ai utilisé le lin d'une ancienne chemise de nuit, teint en gris foncé. Pour obtenir un joli gris, j'ai renoncé à utiliser la couleur Gris Antique de chez Dylon qui donne un résultat trop vert-de-gris, selon moi. A la place, j'utilise donc la couleur noire en petite quantité. Impossible d'avoir deux fois le même gris, mais ça, ce sont les joies de la teinture home-made, je trouve!

 

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J'ai fait la bêtise de laver le sac à la machine, c'est à éviter, les inscriptions s'effacent un peu, et il est ensuite trés difficile à repasser.

 

 

8 août 2011

Chambre, suite.

Une table chinée sur le Bon Coin, et que j'avais l'intention de repeindre, en guise de bureau pour ma miss. Finalement, même ainsi je la trouve jolie. Une chaise de jardin ancienne, dont le dossier a connu des jours meilleurs mais que j'aime beaucoup. Pour qu'elle soit confortable, je lui ai confectionné une petite housse trés simple en toile à matelas et ornée d'un monogramme découpé.

 

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 J'aime l'idée d'une décoration trés simple, un esprit maison de campagne, où chaque meuble même de peu de valeur a été soigneusement choisi et trouve sa place comme une évidence.

 

14 mai 2011

Panacotta, coulis de mangue

Encore une petite recette, simple et délicieuse et à décliner sur tous les tons selon vos préférences...

 

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Panacotta à la vanille, coulis de mangue:

- 50 cl de crème fleurette

- 3 feuilles de gélatine

- les graines d'une gousse de vanille

- sucre selon votre goût

A préparer plusieurs heures à l'avance!

Faire chauffer la crème avec le sucre et la vanille. Mettre à ramollir dans un bol d'eau froide les feuilles de gélatine puis les incorporer au mélange et remuer jusqu'à complète dissolution.

Verser dans des verrines et laisser prendre au froid.

Préparer le coulis de mangue. Éplucher une mangue bien mûre, la couper en dés et la mixer au mixeur plongeant avec un peu de jus de citron et du sucre glace. Si le coulis est trop épais, ajouter un peu de jus d'orange.

Au moment de servir, verser le coulis sur les verrines.

 

 

12 mai 2011

Prendre son temps...

Oui, décidément, nous prenons notre temps pour terminer cette cuisine. Mais le résultat des travaux me plait chaque jour un peu plus...

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(plaque de train chinée le week-end dernier chez Bord de Scène, et le  porte-savon mural, qui me rappelle des souvenirs scolaires, était accroché dans le garage ici, j'ai tout de suite vu que je lui trouverai une autre destination!)

 

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8 février 2010

Adjugée..

Oui, adjugée dans une vente aux enchères à Lyons La Forêt. C'est la première fois que  j'achète de cette façon mais surement pas la dernière, nous nous y sommes bien amusés. Et j'ai eu pour quelques euros cette jolie malle en osier en parfait état, fin XIX°s, avec une mise à prix à 10€!

Reste à lui trouver une utilisation, coffre à linge ou table d'appoint, j'hésite ...

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A chaque installation d'une nouvelle "vieillerie" , je les appelle ainsi avec beaucoup d'affection, je suis étonnée de voir à quel point elles semblent trouver leur place tout naturellement parmi les autres objets, plus contemporains. Mêler les objets anciens et modernes donnent une ambiance vraiment très douce et très agréable à vivre.

26 avril 2010

Du vert et du bleu...

Aprés Honfleur, nous avons pris la direction de la Suisse normande, entre Calvados et Orne. A cet époque de l'année, c'est un ravissement de rouler sur des petites routes quasi désertes, et qui serpentent entre vergers de pommes à cidre en pleine floraison et prairies vertes des élevages de chevaux, avec les premiers poulains.
Jolie découverte sur les routes normandes, le château de Vendeuvre. Nous avons renoncé à la visite en raison du droit d'entrée de 9,5€ ... (comment font les familles nombreuses?!)


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Encore un peu plus loin, Falaise, et le château de Guillaume le Conquérant...

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La dernière étape de notre promenade, juste avant de reprendre la route pour la maison, le petit village de Bec Hellouin ...

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10 mai 2010

Crevettes à la coriandre

Une petite recette testée ce week-end, ultra-rapide à préparer.

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Crevettes à la coriandre  (deux personnes)

20 crevettes fraiches ou surgelées
3 tomates
1 oignon
1 gousse d'ail
1 bouquet de coriandre
cumin, 5 épices
1 pincée de sucre
sel, poivre
huile d'olive

Faire revenir les crevettes dans un peu d'huile, juste 2 mn pour les dorer. Les réserver. Faire revenir l'oignon haché, l'ail, les épices 2mn en remuant, ajouter les tomates en dés, le sucre,saler, poivrer, la coriandre ciselée (en garder quelques brins). Laisser cuire à couvert une dizaine de mn, puis ajouter les crevettes pour les réchauffer environ 1mn (trop longtemps, elles deviennent caoutchouteuses)

Servir avec un riz basmati, en ajoutant la coriandre, j'ai servi un peu de chutney de citron pour bien relever le plat.

9 mai 2010

Pays d'Auge...

La meilleure façon de découvrir le pays d'Auge, entre la côte normande et Lisieux, c'est à mon avis de se perdre sur ses petites routes et de se laisser guider par le hasard. Ainsi, on découvre des petits bijoux comme Beaumont en Auge...

La vue depuis le bélvédère situé en plein coeur du village, juste en face, au creux des deux collines, c'est Deauville et la Manche.

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S'aventurer sous un porche, et découvrir un joli jardin  en surplomb des collines normandes...

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Joli jardin au gazon amoureusement entretenu de trés prés grâce au plus zélé des jardiniers...

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Un peu de lèche-vitrines...

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Nous aurions bien changé de monture, avant de reprendre la route....

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7 mai 2010

Campagne Décoration

J'ai reçu le dernier numéro, et je reste un peu sur ma faim. Pourtant, il s'agit là de mon magazine préféré, mais j'ai trouvé que le contenu se réduit peu à peu, moins de vrais reportages sur de jolies demeures mais davantage de pages de pub exposées telles quelles ou présentées sous forme d'articles.

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6 mai 2010

Du rififi chez les gallinacées

L'objet du crime...

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mes jeunes plants de laitue presque à point


La coupable pris en flagrant délit...

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une belle blonde en goguette, échappée de chez ma voisine


La sentence prononcée...

Poule_au_pot_t


Enfin bon, ça c'est du cinéma, en vrai je me contente de courir aprés la bestiole, hélas, elle a l'air de se plaire chez moi :-)


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