Le Montespan, de Jean Teulé
Louis Henri de Montespan est sans doute l'un des cocus les plus célèbres de l'histoire de France. Loin de se réjouir, comme beaucoup d'autres nobles de l'époque, plutôt fiers, eux, de voir Louis XIV jeter son dévolu sur leur épouse et en obtenir charges et prébendes en échange du "prêt" , lui décide d'emmerder ( désolée mais c'est vraiment ça :-) ) le souverain en refusant de se soumettre et en cherchant par tous les moyens à récupérer sa femme dont il est passionnément amoureux, et ce jusqu'à la mort de celle-ci. Il va jusqu'à orner son carrosse d'une magnifique ramure de cerf, histoire de bien signifier son cocufiage
Ce livre plaira autant aux amateurs de romans historiques, je l'ai trouvé trés documenté et interessant à ce niveau, et à ceux à la recherche d'histoire romanesque complètement rocambolesque. On se prend vraiment d'amitié pour le personnage, une sorte de Don Quichotte qui ne veut pas renoncer à son amour. Ce livre est trés drôle par moment, c'est un vrai régal. A lire !






En refermant ce livre, j'ai eu comme l'impression d'un rendez-vous manqué avec son auteur. J'ai pourtant beaucoup aimé Philippe Djian, enfin le Philippe Djian d'avant Doggy Bag c'est à dire quand il était l'un des meilleurs auteurs français et pas un auteur de scénario de séries pseudo américaines. Rien ne m'a touché dans ce livre, à part sans doute lorsque l'auteur nous fait part, à travers son personnage, des difficultés à écrire que peut ressentir un auteur. L'histoire est un enchevêtrement d' personnages tous plus déglingués les uns que les autres. Tout tourne autour de cette interrogation, peut-on tout pardonner? Dans ce roman, la réponse est non, mais pas vraiment de façon claire, je trouve, le personnage principal oscillant sans cesse entre culpabilité et volonté d'oublier en tentant de refaire sa vie, mais sans succés. Le narrateur n'arrive pas à surmonter la mort tragique, sous ses yeux, de sa première femme et d'une de ses filles. Son autre fille, actrice un peu droguée et trés paumée; va disparaître puis réapparaître sans qu'on comprenne vraiment comment. Elle est terriblement en colère contre son père qui a trompé sa mère, juste avant le décés de celle-ci. Se mêlent à ça une brochette de personnages tous entre déprime, comportement suicidaire et maladies graves...L'écriture est elliptique, on a vraiment de la difficulté à suivre, l'auteur oscille en permanence entre passé et présent. Je me suis forcée à le finir, en pensant quand même qu'il ne peut pas y avoir que du mauvais dans un roman de Philippe Djian, mais rien n'a rattrapé ma mauvaise impression...











Une banlieue moche et perdue, Joigny-les-deux-bouts, où justement les familles ont bien du mal à joindre les deux bouts. Des personnages bien caractéristiques de la banlieue: le beauf au berger allemand, la minette qui regarde trop les clips sur MTV, un gosse handicapé, un patron de bistrot raciste qui louche sur une cliente alcoolique et décatie, des jeunes casquette à l'envers...






















































