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Esprit Campagne, la vie en mieux
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L'art de vivre dans le sud ouest
 

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26 juillet 2012

Passer à l'heure anglaise...

 

Pendant quelques jours, grâce aux JO, nous allons vivre à l'heure anglaise. 

Pour complèter le tableau, un verre de thé glacé et de délicieux scones crème fraiche et confiture seront de mise, of course.

 

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La recette est tirée de ce livre, qui regorge de recettes so british plus appétissantes les une que les autres, je vous le conseille!

Scones:

- 55 g de beurre (j'ai utilisé du beurre demi-sel, si vous choisissez du beurre doux, veillez à rajouter une grosse pincée de sel)

- 250 g de farine

-1 CS de levure chimique

- 1 CS de sucre

- 150 ml de lait

- 1 oeuf battu

 

- Préchauffer le four à 200°. Recouvrir de papier sulfurisé une plaque de cuisson.

- Tamiser la farine dans un saladier puis ajouter la levure, le sucre, le sel, en mélangeant bien. Ajouter le beurre en malaxant pour obtenir un mélange sableux. Creuser un puit pour verser le lait. Travailler la pâte à la main mais surtout, ne pas trop travailler la pâte.

- Sur un plan de travail fariné, étaler la pâte sur environ 3 cm d'épaisseur, découper les scones avec un emporte-pièce ou un verre retourné. Les badigeonner avec l'oeuf battu et cuire entre 12 et 15 mn, ils doivent gonfler et être bien dorés.

- Servir tiède, accompagnés de crème ou de beurre, et de confiture. On peut les réchauffer quelques minutes au four, le lendemain, ils sont bons également.


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14 novembre 2011

Soleil normand

Cet automne aura été plus beau que l'été...

Sous le soleil donc, prendre la route de la Côte. A Trouville, cette fois-ci, ne pas se contenter de la plage mais prendre de la hauteur, en empruntant venelles et escaliers qui grimpent à pic. On échappe à la foule qui se presse sur le quai, et en toute quiétude, on peut flâner dans les rues désertes, où il n'ya pas deux maisons identiques. Parfois entre les toits, une vue sur la mer..

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Redescendre vers le port...

 

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Trouville pratique:

- le stationnement est gratuit sur le parking du Casino, de septembre à mars, c'est central et pratique.

- pour un repas sympa et pas cher: la crêperie La Maison, rue des Bains

- pour un repas people: Les quatre chats (prétentieux et cher)

- pour un repas à toute heure, excellent, trés copieux et pas cher, le service est continu, Au vieux normand, face au marché aux poissons.

- pour aller à Deauville, tout à côté, on peut prendre le Bac qui traverse le port plusieurs fois par jour, pour un euro.

16 janvier 2012

Vivre avec les livres...

 

Quand les livres deviennent un élément à part entière du décor...

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 Etagère invisible trouvée à la boutique La Maison, à Deauville.

Lampe trépied La Maison Cassette, trouvée au Cèdre Rouge.


La boutique La Maison, est un trés joli endroit, coincée entre deux boutiques de luxe, au rez-de-chaussée d'une maison individuelle, très typique. On y trouve des objets de design contemporain aux prix très doux et surtout  originaux . L'accueil de la propriétaire est charmant, on peut y passer un long moment pour tout détailler en toute liberté et bénéficier de bons conseils.

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La Maison

Place du Casino

14 Deauville





19 décembre 2011

D'acier, de Silvia Avallone

v_book_410Excellent, saisissant, prenant, dérangeant... que du positif à dire sur ce roman qu'il faut absolument lire. Deux toutes jeunes filles, l'une brune, l'autre blonde, à peine 14 ans et pourtant déjà conscientes du pouvoir sur les hommes que leur confére leur beauté naissante. Des Lolitas des bacs à sable, qui grandissent à l'ombre des barres d'immeuble d'une petite cité ouvrière d'Italie, et qui le lundi matin à la sortie des cours, se déshabillent et dansent face aux dizaines de fenêtres qui plongent dans la salle de bain et autant de regards masculins, derrière. Des miss qui rêvent de devenir star de la télévision ou d'avoir un bon travail, de l'argent et de passer leurs vacances sur l'île d'Elbe avec les tourismes étrangers. Pour tout univers, leur immeuble, de l'autre côté de la rue, la plage où tout se joue pour les jeunes du quartier, entre jeux et séduction rapide dans les cabines de plages. Des hommes aussi, des pères brutaux, des frères protecteurs et gardiens de la morale des petites. Des mères qui ont perdu leurs illusions d'une vie meilleure et bataillent pour assurer le quotidien. Il y a aussi l'usine, les poches d'acier en fusion, les bâtiments désaffectés qui deviennent le terrain de jeu des jeunes, ou pour d'autres jeux, des plus grands. La chaleur est omniprésente, le soleil italien, l'acier en combustien, on étouffe en lisant ce roman trés sombre.

Entre Nabokov et Zola, ce roman est incroyable et à découvrir absolument.

 

 

14 décembre 2011

La honte d'Annie Ernaux

lhonteLa honte, d'Annie Ernaux

J'ai appris récemment qu'Annie Ernaux était originaire d'ici, d'Yvetot précisément, une petite ville du pays de Caux à quelques kms de chez moi. Je m'intéresse assez aux écrivains normands, j'aime me retrouver dans leurs pas, lors de mes balades, et j'ai eu envie de découvrir les livres d'Annie Ernaux.

Elle part d'un évènement tragique survenu alors qu'elle avait une dizaine d'années, une bagarre entre ses parents sous ses yeux, pour revenir sur cette année 1952, l'année où elle s'est aperçue qu'elle avait honte. Honte de ses parents, des cafetiers, honte de sa vie entre les tables du café et le comptoir de l'épicerie, honte de sa condition sociale dans cette petite ville normande où surtout, il faut veiller au respect des convenances, ne pas se croire et ne pas vouloir sortir de sa condition. Une enfance vécue comme un carcan entre ce qui se fait ou ne se fait pas quand on est fille de commerçants et qu'il faut veiller à ne pas faire perdre de clients, la religion omniprésente, des prières du soir à l'école des soeurs. J'ai aimé ce livre, même si je ne suis pas retrouvée dans les souvenirs d'enfance d'Annie Ernaux, je suis trop jeune, mais ils ressemblent beaucoup à ceux de ma mère dont je me souviens. L'écriture de ce roman est trés détachée, mais limpide et prenante, on le lit trés vite et du coup, il nous laisse une impression forte.

 

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14 février 2012

La noyée, de Thérèse Bohman

lanoyee La noyée de Thérèse Bohman

Petite déception que ce roman. Un huis-clos familial, une jeune femme va passer ses vacances chez sa soeur et son beau-frère dont elle fait la connaissance. Dés le début, elle se retrouve troublée par cet homme. Elle va se trouver tiraillée entre son attirance pour lui et son affection pour sa soeur, d'ailleurs peut-être pas si heureuse qu'elle semble le montrer dans son couple. L'auteur a voulu un roman moite et etouffant, mais ça ne m'a pas convaincue, la canicule en Suède, on n'arrive pas vraiment à y croire. L'histoire pose beaucoup de questions, à laquelle la lecture n'amène pas de réponses, on reste sur sa faim finalement.

Ce livre était l'un des coups de coeur de ma médiathèque, donc, je pense que je suis passée à côté, à vous de vous faire votre opinion!

14 février 2012

Blanche étincelle, de Lucien Suel

blancheetincelleBlanche étincelle, de Lucien Suel

Ce livre est un petit bijou! Il m'a été envoyé dans le cadre de l'opération Masse Critique du site Babélio.  Ce n'est pour ça que je vais en dire le plus grand bien, mais juste pour préciser que sans cela, je ne suis pas sûre que je l'aurais lu, le sujet ne faisant pas partie a priori de mes préférences. Et donc j'aurais eu tort, comme quoi parfois il faut passer outre ses réticences pour trouver de véritables pépites.

Mauricette, une vieille dame dont on ne connait pas exactement l'âge, a choisi de s'installer dans un petit village du Nord. D'elle, on sait peu de choses, des détails qu'elle va révèler au compte-gouttes tout au long de ce roman, les autres l'intéressent plus qu'elle-même, écrit sous la forme d'un journal quotidien. C'est une ancienne instit, elle a été mariée mais n'a pas eu d'enfant, sans doute l'explication en est dans un passé particulièrement lourd. Elle vit avec son chat dans une petite maison avec jardin, au rythme des saisons, en observant la nature et les oiseaux, sa voisine aussi, qui voudrait l'entraîner avec elle au club de tricot local. Mais Mauricette, son truc à elle, ce n'est pas le tricot. Mais plutôt les livres et la musique. Sa solitude, bien que peuplée de multiples compagnons que sont ses auteurs ou poétes préférés, est parfois un peu pesante. Un jour, dans une librairie, elle fait la connaissance de Blanche, une jeune femme. Une réélle amitié va naître entre ses deux femmes. Elles ont en commun un passé difficile qui leur pèse souvent, mais surtout l'amour des livres et des arts. Mauricette va retrouver la chaleur d'une famille, Blanche et les siens l'affection d'une grand-mère d'adoption, celle qui fait réviser les leçons, fait sauter les crêpes et applaudit, admirative, aux exploits en skate du petit dernier. C'est aussi une belle histoire de partage et d'échange autour de passions, de transmission aussi entre cette vieille dame et ces jeunes enfants. Le plaisir aussi de partager avec une amie l'émotion que donne la lecture d'un livre, l'écoute d'une symphonie ou la visite d'un musée. Dans son journal, elle note son quotidien, la confection d'un repas, la plantation des graines du potager, une araignée que guette le chat, les oiseaux dans le jardin. Mais aussi les personnes qui l'entourent, mais son regard est toujours amical, jamais jugeant.

Juste deux extraits que je voudrais vous donner à lire pour vous inciter à découvrir ce trés beau livre qui se lit d'une traite:

Les gens peuvent se tuer en voiture, ou se noyer. On peut souffrir beaucoup et longtemps, mais le bonheur aussi a son chemin propre. Il a une place dans le monde. Le bonheur me prend par surprise.

 

Je sors dans le jardin. Au sud-ouest, un énorme soleil jaune brille à travers les branches des peupliers. Un couple de tourterelles turques marchent dans l'allée. Je pose mon panier, essuie le fil avec un chiffon. Première fois de l'année que j'accroche le linge dehors. Mouchoirs, serviettes et torchons, carrés de couleur Mondrianse balançant au-dessus de la terre noire. Un vent léger gonfle les manches de mes chemisiers. Je suis en paix.

 

A découvrir absolument!

7 février 2012

Légumes oubliés pour un velouté de saison

 

Je vous l'accorde, tel quel, ce légume est peu engageant et pas trés appétissant! Mais il mérite qu'on passe sur nos réticences, il est délicieux avec un étonnant goût d'artichaut (il est d'ailleurs appelé artichaut de Jerusalem dans les pays anglo-saxons) et trés simple à cuisiner notamment en potage, si ce n'est l'épluchage, un peu fastidieux. Si vous êtes nombreux, je vous le déconseille, à moins d'embaucher des petites mains en renfort!

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Velouté de topinambours

(pour 4 assiettes)

- 600 g de topinambours

- 1 oignon

- bouillon de volaille

- 1/2 briques de crème liquide

- sel, poivre

 

Peler les topinambours, les couper en gros cubes. Emincer l'oignon.

Faire revenir dans un peu d'huile (ou de beurre selon vos convictions personnelles) l'oignon, sans coloration. Ajouter les cubes de topinambour puis couvrir avec le bouillon. Laisser frémir environ 25/30 mn. Passer au mixer plongeant, ajouter la crème, rectifier l'assaisonnement, mixer encore.

Ce velouté peut se savourer ainsi, mais pour en faire une entrée plus raffinée, il suffit d'ajouter quelques cubes de foie gras. Pour ma part, je l'ai servi avec des lamelles de magret séché, délicieux!

(pas de photo, je l'ai préparé pour le dîner, impossible de faire une photo correcte)

 

 

5 février 2012

Flânerie rouennaise...

Flâner dans Rouen, un samedi ensoleillé, c'est un pur bonheur. Surtout lorsqu'il n'y a pas de vent, ce qui n'est pas souven le cas malheureusement. On est vite frigorifiée, la bise glaciale aimant bien se faufiler dans les jolies ruelles anciennes, mais samedi, la météo était bienveillante...

De la rue Eau-de-Robec, une des plus anciennes de Rouen, Flaubert dans Madame Bovary, écrivait:

" La rivière, qui fait de quartier comme une ignoble petite Venise, coulait en bas, sous lui, jaune, violette ou bleue, entre ses ponts et ses grilles. Des ouvriers, accroupis au bord, lavaient leur bras sur l'eau. Sur des perches partant du haut des greniers, des écheveaux de coton, séchaient à l'air. "

De nos jours, elle a bien changé, mais elle mérite le détour avec son petit ruisseau, gelé ces jours-ci, conservé lors de la réhabilitation du quartier:

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Ce vieux quartier, mon préféré à Rouen, situé entre l'abbatiale St Ouen et la place St Marc, est le quartier des antiquaires. Il regorge de petites boutiques, de belles antiquités plus que de la brocante, de galeries d'art ou photo, de restaurants et de maisons typiques avec leurs colombages. Le temps semble s' y être arrêté, les rues sont étroites et pavées, on s'y balade avec plaisir.

On fait une pause place du Lieutenant Aubert, chez Les Cousines. Qu'on trouve difficilement d'ailleurs, c'est minuscule et on passe devant sans le voir la première fois. C'est un endroit atypique, salon de thé et petite restauration. L'intérieur est tout aussi minuscule, deux tables de deux personnes et une grande table de 6. L'accueil est peu formaliste, vous vous installez où vous pouvez, s'il y a de la place. Mais l'accueil est charmant, les gâteaux trés hype et trés américains, cheesecake, cupcake, cookies, brownies et muffins... Certes le chocolat chaud n'est pas vraiment maison, mais les gâteaux le sont et vraiment délicieux.

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Cupcake aux Oréos

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Cheesecake chocolat/caramel au beurre salé

On repart par la rue Damiette, et on arrive rue Alsace Lorraine. Là, se trouve une boutique vintage, Dalala, qui mérite un détour.rouen-d

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C'est une paire de fauteuils Eames d'origine, superbes!

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Bon plan: pour me rendre dans ce quartier, je préfère me garer au parking souterrain Place St Marc, moins fréquenté que les autres parkings, il y a toujours de la place sans descendre trop bas aux niveaux inférieurs. On accède directement sur la place St Marc. Les vendredi, samedi et dimanche, il s'y tient une brocante (de bonnes affaires à faire) et un marché, trés sympa, avec beaucoup de petits producteurs du coin. On longe l'église St Maclou, faire un détour par l'Aître St Maclou qui abrite maintenant l'école des Beaux-Arts, construit sur un ancien cimetière, c'est un exemple étonnant d'architecture macabre. L'été on peut y faire une pause agréable à l'ombre des arbres, si on n'est pas impressionnée par les représentations macabres. On traverse la rue de la République, on prend la rue St Romain, on longe la cathédrale avec quelques boutiques intéressantes dont celle qui propose les peintures Farrow and Ball ou Little Greene (accueil charmant et trés compétent). On déjeune d'une tarte salée chez Dame Cake ou on y prend une tasse de thé et une pâtisserie. On revient vers le quartier des antiquaires, par la rue St Nicolas, où on passe chez Jacotte et Javotte, une jolie brocante  d'objets anglais notamment.

 

1 février 2012

Famille modèle, d'Eric Puchner

famillemodele Famille modèle, d'Eric Puchner

 

Ce livre finalement est une fausse promesse, si on se fie au titre. La famille dont il est question dans ce roman, est tout sauf modèle. C'est même une belle galerie de portraits de névroses en tous genres. Une famille américaine classique, les parents et leurs trois enfants, vivent heureux dans le Wisconsin, qu'il quitte à la recherche du rêve américain, pour la Californie. C''est là selon le père que se trouvent bonheur et fortune. Devenu promoteur immobilier, il achètera un terrain destiné à  la construction et à la vente  de maisons individuelles. Beau projet, mais qui sera anéanti par la construction d'une décharge juste à côté. Le père fera faillite, mais par peur de décevoir les siens, ne dira mot. Peu à peu, la famille va s'enfoncer dans le drame, jusqu'à un accident terrible qui bouleversera complètement la vie des 5 membres.

Ce livre est assez étonnant, on oscille sans cesse entre rire et tragédie. Les premières pages sont assez drôle, et d'un coup le livre s'enfonce doucement vers quelque chose de plus sombre et terrible. C'est vraiment toutes les illusions d'une famille qui tournent mal, le rêve américain, le bonheur, tout s'effrite au fil des pages, causant chez le lecteur un certain malaise. Je ne sais trop si j'ai aimé ou pas, j'ai trouvé que les 500 et quelques pages de ce roman étaient trés longues, mais je suis allée jusqu'au bout.

 

18 janvier 2012

# 1

bluegene Blue Gene, de Joey Goebel.

Drôle et tendre, ce roman se dévore d'une traite. On est dans une petite ville des Etats-Unis. Blue Gene, la quarantaine, loser assumé, coupe mulet des années 80, tongs et chaussettes blanches, vie au jour le jour dans une caravane. En rupture de famille, jusqu'au jour où sa mère vient lui demander de rejoindre son frère qui souhaite obtenir l'investiture pour se présenter à l'élection présidentielle. On est dans la caricature la plus absolue de la société républicaine, Dieu, la famille, le drapeau, la nation, et la guerre. La famille de Blue Gene est la plus riche de la ville, son frère poussé par l'ambition déçu de son père, mais il lui manque un élément essentiel pour emporter les votes des habitants, la sympathie. C'est pour cela qu'il décide de faire appel à Blue Gene, apprécié de tous pour sa simplicité. Forcément, derrière la façade luxueuse de la maison familiale se cache des trésors d'hypocrisie et des secrets assez sordides qu'il faut absolument contenir. Jusqu'au jour où BlueGene décide de faire exploser les convenances et surtout de se mettre vraiment au service des autres, au contraire de son politicien de frère...

A lire!

lecercleferméLe cercle fermé, de Jonathan Coe

J'aime beaucoup cet auteur, c'est avec intérêt que j'ai ouvert ce roman, la suite de Bienvenue au club. Hélas, ce fut un rendez-vous manqué, je ne suis pas arrivée à entrer dans l'histoire et j'ai trouvé les premières pages extraordinairement sombre et triste, rien qui donne envie d'en poursuivre la lecture. Je l'ai donc laissé de côté pour le moment, dommage.

lesoleilsouslasoieLe soleil sous la soie, d'Eric Marchal

 

Tout à fait dans la lignée de cet autre roman historique, Les trois saisons de la rage, ce roman cette fois, nous fait revenir à l'époque de Louis XIV et du duché de Lorraine. Les balbutiements de la médecine, les cas évoqués sont remarquablement décrits et véridiques, l'histoire de ce petit duché qui lutte pour garder son indépendance face au roi de France, ce roman est passionnant. Nicolas Déruet est chirurgien ambulant, à l'époque c'était une profession bien moins considérée que les médecins, un excellent chirurgien. A la suite d'un complot, il va se voir contraint de quitter la Lorraine pour suivre les armées en campagne contre les Turcs. D'amputations en trépanations, il va apprendre la chirurgie de guerre entouré par une galerie de personnages attachants, se perfectionner et deviendra à son retour l'un des meilleurs chirurgiens de son époque. Tiraillé entre deux amours, il devra faire un choix difficile, cette partie là du roman, est celle qui m'a le moins emballée et je l'ai trouvée un peu ennuyeuse à vrai dire, mais j'ai bien aimé ce roman, à lire comme un vrai document sur la médecine à l'aube du 18°s.

 mourirsurseineMourir sur Seine, de Michel Bussi

Ce roman m'a donné l'occasion de découvrir un auteur normand. Je peux bien l'avouer, je ne l'ai pas choisi en fonction de l'intrigue mais parce que la quatrième de couverture indiquait que celle-ci se déroulait dans des endroits que je connais bien et notamment dans mon village. Et puis finalement, j'ai pris goût à l'histoire policière bien menée et à la description de l'Armada, scène du crime dont il est question ici, un évènement en Normandie qui voit défiler sur la Seine tous les quatre ou cinq ans les plus beaux voiliers. Et puis, un auteur qui arrive à vous faire ressentir la canicule dans les rues de Rouen, et presque transpirer à la lecture du livre, je dis qu'il est vraiment doué! Du rythme, des descriptions fouillées et réalistes, j'ai passé un bon moment à la lecture de ce roman, même si j'ai moins aimé les portraits des personnages, un peu caricaturaux peut-être.

 

 

29 septembre 2011

Villeqiuer...

Villequier a inspiré plusieurs poètes, Victor Hugo évidemment, Pierre Laurens, mais aussi Guillaume Apollinaire, qui y fit un séjour pour retrouver Marie Laurencin, en villégiature.

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La promenade, le long du quai, ce matin, je ne m'en lasse pas.

 

 

Je pense à Villequier " arbres profonds et verts"

La Seine non pareille aux spectacles divers

L'église, les tombeaux, et l'hôtel des pilotes

Où flotte le parfum des brunes matelotes

Les noirceurs de mon âmes ont bien plus de saveurs.

 

Guillaume Apollinaire

 

 


10 octobre 2011

Un dimanche d'automne...

C'était le premier dimanche aux couleurs vraiment automnales, pluie et vent dehors, et à l'intérieur, feu de bois, lecture ( le dernier Jeanne d'Arc Living est un régal à feuilleter) et bricolage.

La maison a revêtu ses habits d'automne, les rideaux en lin naturel ont remplacé les draps en lin  plus clairs de l'été, le bois a été rangé sous l'escalier en prévision des prochaines flambées. La nature elle-même a coopéré, châtaignes et noix ont été ramassées dans la forêt pour les futures dégustations. Pommes, poires, coings, potirons seront au menu des prochains jours, tout comme les premiers plats longuement mijotés.

Et la marée basse a été fructueuse pour le ramassage des bois flottés, dont j'aime tant la couleur délavée, qui s'harmonise tellement bien avec le chêne blanchi ou le lin gris du canapé.

Une jolie corbeille ancienne chinée sur le Bon Coin, repeinte en blanc, et quelques livres auxquels je tiens mais donc la jaquette ne me plaît pas ont une nouvelle couverture, simplement du kraft et des étiquettes à l'ancienne. Et dire que j'ai ronchonné durant des années, à chaque rentrée, devant la montagne de livres scolaires à couvrir...

Je suis une fille de septembre, cette saison me convient bien...

OCTOBRE 20111

Bonne semaine à vous!

14 décembre 2011

Une femme simple et honnête, de Robert Goolrick

51SBEQN-VFLUne femme simple et honnête, de Robert Goolrick

Lorsqu'on lit les premières pages de ce roman, on se dit, comme le titre, qu'il s'agit là d'un livre simple et honnête. J'ai même hésité à poursuivre, je ne suis pas fan de romans sentimentaux. Un homme sur le quai de la gare d'une petite ville paumée des Etats-Unis, au temps de la ruée vers l'or, attend celle qu'il a choisi sur petite annonce pour devenir son épouse. Il a choisi cette femme parmi d'autres, parce qu'elle était, comme elle le lui a écrit "simple et honnête", et pas trés belle sur la photo jointe. Résumé comme ça, on se croirait dans du Delly. Lorsque le train arrive, c'est une trés belle femme qui en descend, et surtout tout sauf une femme simple et honnête, elle se révèle même, au lecteur pas à son futur mari, plutôt gourgandine. Mais cet homme lui-même n'est pas aussi transparent qu'il souhaiterait le faire paraître, et trés vite il va s'avérer que chacun des deux suivent un chemin pas trés avouable, aux motivations différentes et dangereuses. Les apparences, dans ce roman, sont trompeuses et page aprés page (parce que oui, j'ai persévéré dans ma lecture, ce roman nous accroche étonnamment) on est happé par l'histoire jusqu'au dénouement.

 

13 décembre 2011

Livres...

ADHESIFSDes adhésifs dans le monde moderne, Marina Lewycka.

Georgie va faire une rencontre étonnante en interpellant une vieille dame en train de récupérer à la poubelle les affaires de son mari, qu'elle vient de mettre dehors. Il s'agit d'une émigrée juive polonaise et pas du tout démunie malgré son habitude de faire les poubelles du quartier. Elle va s'attacher à Georgie, qui écrit des articles dans un journal spécialisé dans les adhésifs, et l'entraînera à sa suite dans une série d'aventures pour conserver à tous prix sa maison, une vieille baraque jolie mais en ruine. Agents immobiliers véreux, maisons de retraite mouroirs, services sociaux défaillants, des chats par dizaine, le tout sur fond de séparation de Georgie, qui ne sait plus trop où elle en est. Des personnages étonnants, un va-et-vient un peu déconcertant entre une histoire assez drôle et cocasse et les drames du conflit israelo-palestinien. J'ai trouvé ce livre divertissant, c'est vrai mais un peu long et je n'ai pas vraiment accroché, je n'ai jamais vraiment compris où l'auteur voulait nous mener.

 

41EAB1SYcPLLe caveau de famille, de Katarina Mazetti

Ce roman est la suite de celui-ci: Le mec de la tombe d'à côté. Ce premier tome m'avait assez plu, agréable à lire et drôle. Je pense que c'est le succés du premier opus qui a été à l'origine de l'écriture du deuxième, car je l'ai trouvé moins bon que le premier et assez poussif. On y retrouve les mêmes personnages Benny et Désirée qui se marient et font des bébés. C'est sans doute touchant mais un peu juste pour en faire un roman. Elever des enfants surtout rapprochés, c'est difficile, et tout autant difficile est la vie des agriculteurs suédois (ou des autres, d'ailleurs), l'histoire se résume à ça. Bref, j'ai trouvé ce livre assez sinistre et sans la moindre once de l'humour décalé qui m'avait fait apprécier le premier. Malheureusement, je pense que ce n'est pas terminé car la fin de ce tome deux annonce assez clairement un troisième tome. Je pense que la lecture de ce roman n'est pas indispensable, et qu'il vaut mieux se contenter du premier, qui est à découvrir si ce n'est déjà fait.

 

trishdeseinePetit Noël à la maison, de Trish Deseine

J'aime bien les livres de cuisine, et le titre de celui-ci m'a semblé prometteur en prévision des prochaines agapes. Sauf que c'est une déception que ce livre, pourtant, j'aime beaucoup les recettes de Trish Deseine qui paraissent dans le magazine Elle.

D'abord, le format est improbable pour un livre de cuisine, il est immense, et pas facile à ranger ni à consulter. Les photos, pas exceptionnelles, prennent toute la place et le texte des recettes n'occupent parfois que quelques lignes. Certaines imprimées sur les photos sont difficiles à lire. Des recettes m'ont laissé pantoise,comme le  "Mont Blanc do it yourself", en gros acheter des meringues, de la crème de marron en tube, faire fondre le chocolat et les invités se débrouillent pour assembler le tout. Ludique sans doute mais est-il besoin d'acheter un livre de recettes pour servir ça?

 

13 décembre 2011

Les trois saisons de la rage, de Victor Cohen Hadria

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Ce livre est un vrai coup de coeur parmi mes dernières lectures. Un médecin de campagne, en Normandie, au 19°s, tient son journal. Avec lui, on pénètre dans les masures insalubres, on souffre avec les malades, on assiste à l'impuissance de ce médecin face à la douleur, à la mort, face aussi aux croyances qui font qu'on fait d'abord appel au rebouteux avant le médecin, et qu'ensuite il est souvent trop tard. La rudesse des gens aussi, pour qui la mort est toujours présente, un enfant ou une femme qui meurt, c'est la fatalité, c'est ainsi et on retourne aux champs parce que le travail doit se faire. C'est aussi les débuts des grandes découvertes médicales: l'asepsie, la vaccination, l'anesthésie. C'est une jolie galerie de portraits, des personnages qui sont totalement dans l'ambivalence des sentiments, les paysans frustres obsédés par la transmission du patrimoine, les filles abusées par leur père ou les notables du coin avides de notoriété ou de pouvoir. Au détour des pages, on trouve de trés jolis passages sur les aventures du médecin, qui redécouvre sa capable à aimer, à désirer, à s'émouvoir d'un corps féminin, aprés son veuvage. En le lisant, j'ai trouvé que ce livre me faisait penser un peu à La maladie de Sachs, de Martin Winckler, on y retrouve la même empathie pour les malades et beaucoup d'amour et de compassion pour les autres.

On lit ce livre d'une traite, impossible de le poser avant la fin, je vous le recommande!

5 octobre 2011

Trouvailles ...

Pour ces jolies lampes trouvées samedi à Deauville sur le stand d'Emma, un emplacement qui leur convient bien...

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Une autre trouvaille, samedi aussi, sur la brocante de la place St Marc à Rouen. Elle se tient chaque semaine le vendredi et samedi, c'est souvent plus un déballage, les objets sont parfois à même le sol, et il faut fouiller. On y trouve souvent des trésors à moindre coût. Comme ces deux édredons identiques, housse et edredon dans un état parfait, pour 15€ les deux, je n'ai pas hésité longtemps! Au même endroit, se tient également le marché, je vous conseille vivement d'y faire un tour, on y trouve beaucoup de petits producteurs locaux. Je vous laisse m'imaginer et , surtout le regard des passants, samedi, avec une température qui frôlait les 30°, mes deux édredons sous les bras, plus mon panier à provisions, pour regagner ma voiture.

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4 octobre 2011

La maman des poissons, elle est bien gentille...

La maman des poissons aime beaucoup ses petits poissons et aussi ses poissons hôtes et ne veut pas qu'ils se fracassent le crâne chez elle!

Notre maison, comme souvent les maisons anciennes, a des tas de coins et recoins, c'est ce qui en fait le charme, mais c'est  aussi autant de  pièges pour qui ne baisse pas la tête à temps. Facétieuse, ma maison, je suis sûre qu'elle fait exprès de déplacer ses poutres à mon passage, quelques bosses en attestent. Aussi, pour signaler les endroits dangereux, un banc de petites sardines (oui, je sais, depuis notre escapade quiberonnaise, je suis en plein dans ma période sardine!)

Un morceau de chemise ancienne en lin teinte en gris qu'il me restait, quelques points au coton blanc, (si, si les sardines ont des rayures)un bouton de nacre pour accrocher la lumière, et vogue la galère, mes sardines frétillent et attirent l'oeil des visiteurs.

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OCTOBRE 2011

 

Vous trouvez qu'elles ont une drôle de forme mes sardines? Pas d'inquiètude, c'est une espèce purement locale, qu'on ne pêche que sur les bords de Seine :-))

4 octobre 2011

Pâte de coing

La pâte de coing, dans mon esprit, c'était une friandise de mon enfance qui me paraissait compliquée à réaliser. Ou alors qui nécessité une multitude d'ustensiles qu'on ne trouve plus dans nos cuisine. En fait, pas du tout, à condition d'avoir les deux ingredients essentiels, des coings, de nos jours ce n'est pas facile à trouver partout, et surtout du temps,pas forcément plus simple à trouver d'ailleurs!

 

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Pâte de coing:

- des coings (environ 1kg) lavés mais pas épluchés, on enlève juste le coeur et les pépins qu'on enferme dans une mousseline ou, comme moi, dans un filtre à thé fermé par un bout de ficelle ( -selle de cheval-cheval de ferme :-))

- sucre en poudre

Couper les coings en morceaux, les faire cuire dans une casserole d'eau froide avec le petit sachet contenant les pépins environ 30 mn, jusquà ce que la pointe d'un couteau entre facilement dans les fruits.

Les égoutter, les passer au moulin à légumes ou comme moi au mixeur plongeant. Peser la quantité de pulpe obtenue et ajouter la même quantité de sucre.

Remettre à cuire tout en remuant une heure au minimum, la pâte doit se détacher des parois. Bon, ce n'est pas la peine de remuer en permanence, mais ne vous éloignez pas, la pâte ne doit pas attacher au fond de la casserole. Attention aux projections brûlantes possible!

Prendre un contenant assez plat, j'ai utilisé un petit plateau recouvert de film plastique, y étaler la pâte en une couche régulière. D'aprés les recettes, il est conseillé de laisser sécher la pâte 24h. Je n'en ai pas eu besoin, la mienne a séché à l'air libre dans ma cuisine environ 4h. La pâte ne doit plus être collante. La démouler, la couper en lanière puis en carré.

Rouler les morceaux dans du sucre, ou pas!

 

5 décembre 2011

InspirationS...

Depuis quelques temps, ma maison n'en fait qu'à sa tête, elle aspire à plus de dépouillement et de simplicité. Les objets de déco se remisent, d'autres apparaissent mais juste quelques bougies ou lumières. Des grandes lignes se dégagent: le bois naturel et blanchi se fait prépondérant, les tons de gris se posent partout et se réchauffent, mariés au bois ou au lin, le blanc demeure, tout lui va, le doré comme un clin d'oeil décalé et le noir se pose par petites touches deci delà.. Ma maison lorgne clairement vers ses congénères nordiques, ce qui ne cesse d'étonner une fille du sud-ouest comme moi, mais finalement, je me sens bien dans ce décor.

Quelques photos qui m'inspirent en ce moment, quelques atmosphères qui me plaisent...

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photos empruntées sur le Net

27 novembre 2011

Marine de Seine

Spectacle étonnant que ces bateaux qui glissent sur la Seine. De loin, on ne sait plus s'ils flottent sur l'eau ou sur les prairies environnantes. Chercher les pavillons qui indiquent la nationalité, se demander où ils vont, d'où ils viennent. Parfois, voir sur le pont, des marins accoudés qui s'attardent sur ces paysages sans doute différents des leurs. Parfois aussi, des péniches qui transportent sur leur dos, voitures ou salon de jardin, jusqu'aux jardinières fleuries. S'imaginer la vie de ces mariniers, sans attaches.

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Céréaliers, gaziers, porte-containers, ils viennent du monde entier et emportent dans leur ventre tout ce que nous consommons. Du Libéria, de Scandinavie, de Grèce, mais les plus impressionants à mon sens sont les bateaux russes, qui, souvent, semblent hors d'âge et totalement  vétustes. Des bateaux de croisière qui passent souvent le soir, avec leurs guirlandes lumineuses, et qui mouilleront pour la nuit à Rouen. Parfois, on entend même les commentaires des guides, qui désignent aux voyageurs le musée ou la statue de Victor Hugo. A marée basse, les berges de la Seine vibrent sur leur passage. A marée haute, ils déclenchent des vagues, qui pendant plusieurs minutes, viennent cogner contre le quai, on se croit alors au bord de mer. Les plus gros batiments auront besoin du pilote, qui montera à bord pour leur faire franchir les quelques kilomètres restants jusqu'à Rouen, la Seine et ses méandres que Victor Hugo comparait au fer à cheval d'un cheval géant, recelant bien des pièges pour ces bateaux gigantesques pour qui il est impossible de faire demi-tour. Le bateau du pilote viendra se coller au flanc du navire, ne paraissant  pas plus gros qu'un moustique sur un animal, les tailles sont disproportionnées , et celui-ci montera à l'échelle. Par temps de brume, résonnent les cornes, le brouillard peut être si intense que du quai, les bateaux sont invisibles, on entend juste le clapotis de l'eau sur les coques, ajoutant du fantastique au paysage.

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17 novembre 2011

Lumière!

Novembre, coincé entre le mois d'octobre flamboyant et le mois de décembre festif, pourrait être un mois triste, mais heureusement, c'est  pour moi, le mois des bougies en tout genre, qu'on allume trés tôt dans la journée, et qui font reculer un peu la nuit qui tombe trop vite.

Trouvés dans la boutique Merci de Trouville, des photophores Sacs à lumière...

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Trouvées chez Alinéa ces toutes petites maisons...

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9 novembre 2011

Intérieurs faciles à vivre, de Judith Wilson

Je suis une fan des beaux livres de déco, d'autant qu'avec le prix des magazines relativement coûteux, je trouve qu'il est plus avantageux d'acheter un seul de ces livres que plusieurs magazines, on s'épargne ainsi des intérieurs vus et revus un peu partout et pas mal de pubs.

 interieursfacilesavivre Ce livre m'a plu, parce que son thème, une maison facile à vivre au quotidien, me convient bien: une maison à la campagne, de plain-pied sur le jardin, du monde à la maison souvent, et un chien qui refuse obstinément de s'essuyer les pattes avant d'entrer.

Deux parties dans ce livre, des intérieurs plutôt campagne et des intérieurs plutôt citadins. Dans les deux, on retrouve un mélange que j'affectionne assez, d'objets et de meubles chinés, et de pièces neuves. Toutes les pièces de la maison sont détaillés, l'atmosphère qui s'en dégage est chaleureuse et douce. Pas de meubles chichiteux, juste des belles matières naturelles et confortables, cuir, lin et bois. Un style authentique et des objets qui vont vieillir joliment et donnent de l'âme à nos maisons.

Un joli livre, source d'inspiration, à feuilleter!

9 novembre 2011

Les revenants, de Laura Kasischke

lesrevenantsUn campus américain, des étudiants qui paraissent bien sous tous rapports, et pourtant la réalité va se révéler beaucoup moins idylliques. Dans ce roman de Laura Kasischke, la mort est sans doute le personnal principal, celui qui occupe toute l'histoire. Le livre qui s'ouvre sur un accident, un professeur spécialisée dans les rites funéraires, un étudiant persuadé d'avoir tué la jeune fille dont il était amoureux, un témoin de cet accident qu'on essaie de dissuader de donner sa version des faits, des fantômes de jeunes filles qui prennent beaucoup de place, une machination pour préserver les apparences. Tout au long de sa lecture, ce livre nous fait osciller entre tristesse et angoisse. Et au fil des pages, un malaise s'installe, jusqu'au dénouement, pas celui qu'on espérait. Ce livre est de ceux qu'on a beaucoup de mal à lâcher, et qu'on lit d'une traite, je l'ai trouvé remarquable, et assez d'actualité (ne cliquez pas si vous avez l'intention de le lire :-) ) A lire!

9 novembre 2011

L'armée furieuse, de Fred Vargas

larmeedesombres Un petit village de la Normandie profonde sous le choc, l'une des habitantes a vu les cavaliers  fantomatiques,de l'Armée Furieuse, signe annonciateur depuis le Moyen Age de la mort prochaine et violente de personnes à l'âme noire, et il y en a quelques unes dans ce village. Je n'ai pas envie de vous en dire plus de l'histoire, vous laissant découvrir par vous-même ce petit bijou de livre, c'est un véritable régal, à la condition d'accepter de se laisser porter dans l'univers particulier de Fred Vargas et de sa brigade de policiers tous plus déjantés les uns que les autres. J'ai beaucoup aimé!

 

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