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Esprit Campagne, la vie en mieux
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L'art de vivre dans le sud ouest
 

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5 novembre 2012

Emily, Stewart O'Nan

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Ce livre est comme une friandise d'autrefois, un bonbon à la violette ou au coquelicot. Bien loin des machins acidulés et piquants d'aujourd'hui.

Il se déguste avec lenteur, un brin de nostalgie. Pas triste, non, assez optimisme plutôt. Emily est une vieille dame de quatre-vingt ans, elle vit dans une petite ville des Etats-Unis, à notre époque. Mais elle pourrait vivre n'importe où, en France ou ailleurs. C'est une vieille dame trés digne, qui a la chance d'être en forme et sans soucis véritables. Ce livre sent bon la cire des meubles, la poudre de riz, et peut-être l'eau de Cologne avec laquelle Emily, attachée à son apparence, se parfume. Elle est veuve, ses enfants sont loin et cette solitude lui pèse, même si elle a avec elle, un vieux chien Rufus. Sa seule amie est Arlène, sa belle soeur, les autres, une à une, elle les voit disparaître et assiste à leur enterrement. Forcément, elle pense à sa propre disparition, a mis en ordre ses papiers, a tout prévu pour que le jour venu, ses enfants ne soient pas embêtés avec les tâches administratives.

Emily aime l'ordre, la propreté, les listes des choses à faire et en barrer les éléments. Elle aime la soupe à la tomate en boîte Campbell's, les petits déjeuner au salon de thé du coin et partager ses états d'âme avec sa femme de ménage, qu'elle traite comme une personne de la famille. Emily est une adorable vieille dame, qui vit dans ses souvenirs, ceux d'une Amérique insouciante, d'un temps où on roulait en  Oldsmobile bleu pastel, où on faisait des barbecues en famille, avec les voisins, dans les jardins de maisons toutes neuves, où on travaillait beaucoup pour bien gagner sa vie, comme son mari. Elle s'adapte cependant au changement, les USA ne sont plus aussi glorieux, la crise est là. Elle essaie d'aider ses enfants et petits-enfants, n'aime pas trop sa belle-fille mais ne le montre pas. Envoie à chaque fête des cartes de voeux à chacun de ses petits-enfants et est triste de ne rien recevoir en retour.

Dans ce beau roman, on va partager quelques moments de la vie d'Emily, de Thanksgiving à la fin juillet, enfin le temps pour elle de retrouver tous les siens pour des vacances en famille au bord d'un lac, comme au temps où elle était plus jeune. Le temps est rythmé par les saisons, les évènements familiaux, la vie s'écoule tout doucement et paisiblement, et nous, lecteurs, on suit, on se laisse porter et c'est tellement bon.

Vraiment, voici un trés joli livre, que je vous recommande. Je découvre cet auteur, et je vais m'empresser de chercher ses autres livres.

 

 

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30 octobre 2012

Je tue les enfants français dans les jardins, de Marie Neuser

 

51yc5vG9s+L  Malgré son titre, ce roman n'est pas un polar, plutôt un roman noir, trés noir. On le lit d'une traite, la gorge serrée, tant il nous ramène à des faits divers dont on a beaucoup entendu parler. Et aussi, à d'autres cas dont on sait qu'ils existent mais qu'ils sont moins médiatisés, tant qu'il n'y a pas de passage à l'acte, mais jusqu'à quand?

Une jeune femme, Lisa, professeur d'italien dans un collège de la banlieue marseillaise, subit jour aprés jour, les violences et humiliations de ses élèves. Des petits caïds à qui personne n'a jamais posé la moindre limite, et lorsqu'on ose leur résister, n'hésite pas à taper sur les femmes, mère, soeur ou professeur.

Des filles aussi dans cette classe. L'une se prostitue le matin, avant d'aller en cours, et en tire gloire auprés des enseignants, puisqu'avec cet argent, elle, elle peut s'offrir les marques dont elle a envie. Il y a aussi cette jeune fille de 18 ans, venue d'Algérie, qui recommence à zéro en France, la meilleure élève de la classe et celle qui donne la force à la prof, chaque matin, de passer la porte du collège. Chaque soir, elle traçe un bâton puis les raye, comme un prisonnier qui compte les jours à tirer.

Cette jeune fille, dont le suicide pour refuser un mariage forcé, sera le déclenchement par Lisa du refus de subir. Subir les crachats, les menaces physiques, le vol de son sac à main et par là-même de son adresse, et du harcèlement à son domicile.

Dans ce roman l'angoisse monte crescendo, on sent venir le drame, mais qui ne sera pas celui auquel on s'attend. Loin des discours convenus sur les jeunes de banlieue, l'auteur dans ce livre, refuse de faire passer les bourreaux pour des victimes, et ne leur trouve absolument aucune excuse. Nous non plus.

 

30 octobre 2012

Femmes contre-nature, de Léa Godard

29677_aj_m_3966 Femmes contre-nature ou contre la nature?
C'est de cela qu'il s'agit dans ce recueil de nouvelles, de femmes qui à un moment ou un autre, se sentent à l'étroit dans leur rôle de femme, rôle imposé par elles-même ou par la société.
Frigide, stérile, vieille fille, pucelle...Elles sont toutes là, et dans cette galerie de portraits, nous pourrions bien figurer à un moment ou à un autre de notre vie...ah l'angoisse de ne pas avoir une épilation impec et du poil auX pattes juste avant un rendez-vous...
Bon, le format "nouvelles" n'est pas mon format préféré, et donc j'ai été assez déçue par ce livre. A chaque fin d'histoire, je reste sur ma faim aussi.
Trés vite lu, trop vite pour moi, on n'a pas le temps de s'attacher aux situations ou aux personnages.
A noter tout de même, l'épilogue, surprenant!

14 octobre 2012

La baronne meurt à cinq heures, de Frédéric Lenormand

labaronnemeurtacinqheure  C'est, je crois, le premier roman historico-policier où  Voltaire  mène l'enquête. Ce livre est une pépite, un pur moment de bonheur. Il arrive à être à la fois instructif sur le XVIII°s, la société et les philosophes, et vraiment très drôle.

La trame de l'histoire est très simple. Voltaire cherche protection et gîte pour pouvoir philosopher en paix, et sans trop de soucis matériels chez une vieille baronne, madame de Fontaine-Martel. Quelques jours aprés son emménagement chez la vieille dame, plutôt radine et peu agréable, celle-ci est assassinée dans son lit. Voltaire, que le lieutenant de police du moment a dans le collimateur, en raison de ces écrits pour la liberté de penser et contre les intolérances religieuses, va devoir mener l'enquête pour ne pas se retrouver à la Bastille. Il sera aidé en cela par une marquise enceinte jusqu'aux yeux, un peu nymphomane sur les bords, accro au jeux d'argent,  surtout passionnée par les mathématiques et les sciences, et par un abbé, grand benêt devant l'éternel. Il sera question d'héritage, de jeunes saintes-nitouches moins naïves qu'il n'y parait, de filles pas étouffées par l'amour filial, de valets dévoués mais non moins cupides... C'est un vrai tourbillon de personnages, on est embarqué dans l'histoire à un rythme effréné, ça court, ça saute dans tous les sens, les portes claquent et les victimes aussi. Et surtout on se régale avec le personnage de Voltaire, cabotin, roublard, irrévérencieux, pique-assiette.

A lire absolument!

( ce livre est édité en poche)

17 août 2012

J'avais dit oui à ces vacances dans le Morbihan,

J'avais dit oui à ces vacances dans le Morbihan, un peu à contre-coeur, tant il me semblait que loin de la Méditerranée, je ne pourrais pas les apprécier... Quelle belle bêtise, de la presqu'île de Quiberon, j'ai tout aimé, les paysages sauvages, le ciel si changeant mais qui fait aimer la pluie puisqu'on sait qu'elle sera suivie aussitôt du soleil, la plage à marée basse, à marée haute, la pêche à pied et le farniente à l'abri des rochers. Les petits marchés, où l' on se rend en vélo à la rencontre des producteurs ou des pêcheurs locaux. Le petit port de Portivy, le café où l'apéro dure des heures, d'où on observe les personnes se faire copieusement arrosées par les vagues sur la jetée, et le retour des bâteaux. Un village préservé, sans trop de monde, qui fleure bon les vacances dans les maisons de famille, les tribus d'enfants en marinières et épuisette sur l'épaule et les crêpes beurre-sucre pour le goûter...

 

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26 avril 2012

De saison...

Un joli petit nuage, comme ceux qui s'obstinent à parcourir le ciel normand...

Un nuage, bien utile celui-ci, pour les étourdies qui passent un temps fou à chercher leurs clés. Grâce à des aimants puissants, ce petit nuage mural gardera bien en vue celles-ci.

Poétique et pratique, j'aime beaucoup ce genre d'objet.

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Porte-Clé Cloud, de Duncan Shotton pour Suck UK. On le trouve chez Zelys-Designlab

 

19 mars 2012

L'oeuvre au noir...

 

Le noir apporte  une petite note baroque que j'aime bien, c'est donc cette couleur, un joli noir de chez Little Green, que j'ai choisie pour redonner une nouvelle jeunesse à cette commode...

 

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Du noir au blanc...

Cet ancien meuble de quincaillerie, gris lorsque je l'ai acheté, a subi le même sort lui aussi en passant sous nos pinceaux, afin de retrouver finalement son ancien usage dans mon atelier. ..

 

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30 janvier 2012

Cookies au chocolat, sans oeuf ni beurre

Une petite recette de cookies au chocolat. Croustillants à l'extérieur, trés moelleux à l'intérieur. Pour moi, trop moelleux, mais ça permet de satisfaire la gourmandise des allergiques aux oeufs, ou des végétariens (-liens?) puisque la recette ne comporte pas de beurre non plus et qu'on peut remplacer le lait par du lait végétal.

 

cookies

 

Cookies au chocolat:

La recette est américaine, les mesures sont donc exprimées en "cup", pour la réaliser, j'ai utiliser un simple ramequin à four en guise de mesure.

1/2 cup de cassonade

1/4 cup de sucre blanc

2/3 cup d’huile végétale

1/4 cup de lait

1 c à soupe de maïzena

extrait de vanille

1 cup 1/2 de farine

1/2 sachet de levure

une pincée de sel

1 cup de pépites de chocolat (j'ai rapé grossièrement à l'aide d'un couteau à dent des carrés de chocolats à dessert)

 

Mélangez dans un bol le sucre, l’huile, le lait et la maïzena.

 Ajoutez la vanille, 1 tasse de farine, la levure et le sel, mélangez bien.

Ajoutez le reste de la farine et les pépites, mélangez.

Formez des boules de pâte avec les mains ( elles s'étalent à la cuisson)

Placez sur une plaque recouverte de papier cuisson et enfournez environ 10mn à 180°

Laissez reposer quelques minutes à la sortie du four puis décollez et laissez refroidir.

 

2 janvier 2012

De circonstance...

imagevoeux

2 fois plus de bonheur

0 souci

1 année belle et heureuse

2 fois plus d'amour

 

Je n'avais pas trouvé le temps de vous présenter mes voeux, et surtout de vous remercier des vôtres, c'est chose faite, enfin! Ce soir, la maison est bien silencieuse, chacun a retrouvé, qui son appartement d'étudiante, qui son autre maison. Même le chien vire et tourne, désemparé de ne plus avoir personne à agacer. J'ai apprécié ces vacances, mais j'apprécie aussi le calme retrouvé de la maison...jusqu'aux prochaines vacances où tout le monde sera réuni de nouveau. C'est même avec soulagement que je vois se finir cette période de fêtes, que je n'aime pas beaucoup, mais celle-ci passée, on se tourne lentement mais sûrement vers le printemps, et ça, c'est bien :-)

Encore merci à vous qui cheminerez à mes côtés, une année de plus, et je vous renouvelle tous mes meilleurs voeux.

 

 

6 février 2012

L'invitée de février...

Longtemps attendue, la voici enfin arrivée sur la Normandie, la neige.

Celle qui a le pouvoir de nous faire redevenir enfant, et m'attire irrésistiblement à l'extérieur. Et si j'ai la chance d'être la première à fouler le blanc tapis, c'est un pur bonheur. Ce matin, j'ai eu beaucoup de mal à attendre une heure décente pour sortir me promener. La neige a ceci d'étonnant qu'elle brouille tous nos repères sensoriels, plus de bruits à part le crissement de nos pas, plus d'odeurs et le froid même se fait plus doux. J'aime cette sensation de temps suspendu, figé. Le dimanche, la neige c'est du plaisir pur, demain il sera temps de penser aux difficultés qu'elle engendre...

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Mais je crois que le plus heureux, c'est encore lui...

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23 avril 2012

Passera, passera pas...

 

Passeront, passeront pas sous nos pinceaux, ces objets dénichés il y a quelques temps chez Bord de Scène?!

Pour celui-ci, un joli porte-manteaux, c'est déjà fait, il  a revêtu une nouvelle tenue gris foncé avant d'être accroché dans l'entrée.

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Déniché également, un petit escabeau pliant, dont j'ai aimé la forme galbée. Le laisser juste décapé tel quel, ou lui aussi, le faire passer sous les pinceaux, pour le moment je n'ai pas tranché...

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Pssiitt: j'ai un souci en ce moment, il m'est impossible de laisser un commentaire sur vos blogs CanalBlog, j'ai une fenêtre "erreur de sécurité" qui s'ouvre et mon commentaire ne s'enregistre pas?! Suis-je la seule à qui ça arrive?

 

1 mars 2012

Mes livres, en Février

 

magrandmereMa grand-mère avait les mêmes, de Philippe Delerm


Ce livre de Philippe Delerm est dans la continuité de La première gorgée de bière, il s'agit ici de décortiquer ces expressions qu'on dit sans y penser, et qu'on entend trés souvent. C'est bien vu, et drôle, comme celle-ci qu'on entend souvent sur les marchés: y a un peu plus, je vous le laisse? Très vite lu, ce sont des textes trés courts, un peu comme des friandises, enfin pour celles et ceux qui aiment Philippe Delerm, c'est mon cas.

 

tunejugeraspointTu ne jugeras point, d'Armel Job

Un bébé laissé devant une boutique par sa mère, disparait. On va suivre l'enquête, enlèvement ou crime, tout le monde est suspect et même la mère.... Cela se passe dans une petite ville de Belgique, il y a un peu de l'ambiance provinciale des romans de Simenon, je n'ai pas vraiment accroché même si c'est bien écrit, je crois que j'ai été un peu gênée par le fait qu'on ne situe pas l'action dans le temps, je ne sais pas pourquoi.

lalistedemesenvies-fevLa liste de mes envies, de Grégoire Delacourt

blancheetincelle

 

 

 

Blanche étincelle, de Lucien Suel

 

ete-fevEté de Mons Kallentoft

J'ai découvert cet écrivain suédois avec le premier opus de cette série des saisons, Hiver, un vrai thriller, de ceux qui vous empêche de fermer l'oeil de la nuit, terrifiant et terriblement angoissant. Le deuxième, Eté, m'a déçu. Je trouve qu'il accorde trop d'importance finalement à la psychologie des enquêteurs plutôt qu'à l'enquête. Et dans son effort de nous faire vivre un été étouffant et caniculaire, il en fait beaucoup trop, et rien à faire, je n'arrive pas à croire qu'on puisse étouffer de chaleur en Suède!

 

toyer-fevToyer, de Gardner Mc Kay

Les premières pages de ce thriller mettent le lecteur sous tension. L'atmosphère y est terrifiante et terriblement oppressante et laisse présager un de ces livres dont on ne referme pas les pages sans être aller jusqu'au bout. Hélas, passés les premiers chapitre, mon intérêt est trés vite retombé et j'ai abandonné la lecture. Je ne sais pas exactement pourquoi, c'est assez étonnant. Un détail peut-être mais j'ai trouvé désagréable la mise en page, avec finalement peu de caractères par page, ce qui fait un gros pavé de ce roman et on se retrouve à tourner trés vite les pages.  Deux mots tout de même de l'histoire. Un déséquilibré s'attaque à des femmes, sans douleur, il les lobotomise proprement et simplement. Deux femmes vont se lancer à ses trousses, une journaliste et le medecin qui s'occupent des victimes. Petite déception, j'avais entendu beaucoup de bien de ce roman.

 

lanoyee La noyée, de  Thérèse Bohman

24 novembre 2011

Banquises, de Valentine Goby

banquiseCe roman s'ouvre sur un drame, la disparition à 22 ans d'une jeune femme partie en voyage au Groenland. 25 ans aprés, sa jeune soeur, va entreprendre le même voyage pour tenter de comprendre et d'expliquer cette disparition, le corps de sa soeur n'ayant jamais été retrouvé. Je ne connaissais pas cet auteur mais ce livre est un vrai coup de coeur. L'histoire est prenante, on entre dans une famille complètement disloquée par cette disparition, qui conduit la mère au bord de la folie. Dans ce roman, l'auteur nous entraîne dans deux voyages parallèles, on alterne l'un et l'autre au gré des chapitres. D'abord, un voyage dans la douleur extrème d'une mère qui refuse d'admettre la mort de son enfant,passe des jours à l'aéroport persuadée du retour de sa fille ou guettant un hypothétique coup de fil, et le voyage au Groenland de Lisa sur les traces de sa soeur. C'est blanc, c'est froid, c'est pessimiste notamment dans la description du quotidien des habitants, peu à peu repoussés par la fonte de la banquise et du réchauffement du climat. L'écriture est particulière et donne un rythme étonnant à ce roman. C'est un trés bon roman, à découvrir!

 

 

22 janvier 2012

Les Puces de Rouen

 

Chaque édition des Puces rouennaises nous réserve une  trouvaille. Cette année, c'est cette commode des années 50 achetée telle quelle, rénovée de jolie façon grâce à sa peinture en deux tons de gris. Le dessus, d'origine, est décoré d'une marqueterie toute fine, m'a beaucoup plu.

Parfaitement assortie au mur de mon entrée, elle a trouvé sa place sans hésitation.

 

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Les Puces de Rouen ont parfois mauvaise presse: trop cher, le prix d'entrée et ceux pratiqués par les brocanteurs et antiquaires, trop de monde. Tout cela est vrai, mais malgré tout, on arrive toujours à y faire de bonnes affaires, cette commode a couté moitié moins cher qu'une commode neuve de chez Maison du Monde. Les stands sont très variés, avec de trés beaux objets souvent, qu'on voit rarement. L'édition de janvier est plus intéressante que celle de septembre, cependant. Cette année, j'ai trouvé qu'il y avait davantage de stands vintage des années 60-70, ce qui me convient même si je n'ai rien trouvé , j'aime de plus en plus cette période en style de design, surtout en mobilier. En revanche, quasiment plus de meubles patinés, et c'est tant mieux. Les autres années, c'était un grand n'importe quoi, de très beaux meubles peints à l'arrache sous prétexte d'être "tendance", quel dommage!

 

7 décembre 2010

Orange cannelle

Quelques rondelles d'orange séchées à four th 100° quelques heures, des bâtons de cannelle, voici  un pot-pourri home made qui embaume la maison, et qui se glisse même au milieu des bougies de l'Avent.

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Merci, mille mercis à vous toutes qui me laissez qui un commentaire, qui un mot sur mon mail, j'aimerais tant pouvoir vous répondre mais je cours, je cours. Mais sachez que chaque jour,vous toutes, vous êtes mes petits bonheurs du jour.

23 décembre 2011

JOYEUX NOEL

 getimage

Noël nous réserve à tous des surprises de toutes sortes,

des paroles douces, des êtres chers à nos côtés

 ou une belle soirée tranquille.

Il est temps pour moi de vous souhaiter

 le plus doux des Noël. J'ai une pensée particulière et

trés chaleureuse pour ceux

et celles qui seront seuls

demain soir. 

 

Je vous embrasse et j'en profite pour vous remercier de vos si fidèles visites et gentils commentaires.

1 novembre 2011

Si j'étais...

Marie-Noëlle m'a demandé de m'y coller, alors, certes en retard, mais voici ma contribution à ce petit jeu...

 

Si j'étais un livre, je serais Madame Bovary, de Flaubert, c'est mon livre préféré, et souvent je dis Emma, c'est moi, ou plutôt je suis une espèce d'Emma Bovary qui aurait mieux tourné. Certes, Emma Bovary n'est pas le personnage le plus sympathique de la littérature française, je vous l'accorde, mais cependant je me retrouve en elle dans certains de ses travers, on a toutes notre part d'ombre, assumée ou pas. Et l'écriture de ce roman est une pure merveille, j'aime ouvrir au hasard ses pages pour en relire un passage, ou même lors de nos promenades normandes, essayer de suivre les pas de Flaubert ou d'Emma Bovary, sur les petites routes du Pays de Caux. Très récemment, lors d'un spectacle dans une médiathèque, les participants devaient trouver un livre et en apprendre quelques phrases, le livre qui m'a été dévolu par les acteurs était Madame Bovary parmi des dizaines d'autres et autant de spectateurs, j'en suis restée assez troublée, tout de même!

 

Si j'étais un film, je serais Un homme et une femme, de Claude Lelouch. Peu de mots, peu d'action, une histoire rien de plus banale, mais tout y est dit de ce qui peut se passer entre un homme et une femme, sans que rien ne soit écrit prévu. Des regards, des gestes à peine esquissé et pourtant une sensualité exacerbée. Et puis, ce passé qui trop souvent empiète sur le présent, si on le laisse prendre trop de place.

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Si j'étais une musique, je serais forcément celle du film Un homme et une femme, quelques notes à peine de chabadabada si célèbre et je frissonne, et je suis aussitôt transportée sur la plage de Deauville, en hiver, le bruit des vagues et des mouettes, les chevaux de courses qui s'entraînent, et nous. Autant les livres font partie totalement de ma vie, autant la musique, beaucoup moins. Je n'aime rien tant que le silence...

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Si j'étais un objet fétiche, mon agenda, où je note beaucoup de choses, mais rarement mes rendez-vous importants que je retiens de mémoire. Ne me demandez pas pourquoi, je ne sais pas. En fait, à y réfléchir, je n'y note que des choses agréables, y range mes petits bouts de papier, mots doux ou cartes de visite d'endroits que j'aime bien, des listes de livres à lire, des idées de cadeaux en prévision des anniversaires ou de Noël, les dimensions de mes fenêtres au cas où subitement je serais prise d'une envie soudaine de changer de rideau, des vieilles ordonnances médicales pour une nouvelle paire de lunettes ou pour des examens médicaux à passer, que je ne passe pas, je n'ai plus mal.

Si j'étais un produit de maquillage, au choix la poudre TerraCotta de Guerlain ou mon parfum, impossible de me passer des deux.

Si j'étais une saison... je serais l'automne, je suis une fille de septembre. Les couleurs, les senteurs de feu de bois, les premiers frimas le matin suivis des journées plus chaudes, les maisons qui peu à peu se font chaudes et enveloppantes à la lumière des bougies et l'heure d'hiver que j'aime bien. L'automne, c'est aussi les cahiers neufs, les bonnes résolutions qui tiendront jusqu'à la fin du mois au moins (demain je commence un régime/je me mets au sport)

Si j'étais une douceur, difficile de choisir, je serais LA douceur que me rapporte le soir, parfois, en rentrant du travail mon amoureux, une meringue, un macaron, un gâteau ou un croissant pour le petit déj du lendemain. Mais, bon, sinon, un saucisson, avec du  beurre normand et du pain de campagne suffit à mon bonheur.

Si j'étais un cadeau de Noël, je serais la possibilité de réunir tout le monde à la maison ce jour là.

Si j'étais un rêve... j'ai la chance d'avoir fait de mes rêves une réalité, mais cependant, je crois que je rêverais de voir mes proches épargnés par les douleurs que réserve la vie, les voir dans une bulle à jamais à l'abri de toutes souffrances.

Si j'étais une expression... Souriez, demain sera pire!

 

Suit qui veut!

 

 

 

 

 

11 octobre 2011

L'envie, de Sophie Fontanel

9782221126950Le titre de ce livre est étrange, au regard de ce qu'on peut y lire, puisqu'il s'agit ici, justement, de ne plus envoir envie. Plus envie de se donner à l'autre, plus envie de laisser s'ouvrir son corps et son esprit. Se fermer, pour peut-être mieux s'ouvrir à soi, et surtout se retrouver. Dans une société, ou à longueur de pages de magazines féminins, on vous incite à faire l'amour sous toutes les coutures, à multiplier les expériences, avec sex toys, à deux, à trois, à plus si affinités... L''orgasme  est  devenu obligatoire et doit être forcément au bout du chemin, comme l'essai au bout de la course du rugbyman, performance sportive oblige. Sinon, c'est que vous êtes frustrées, mal dans votre corps, homo refoulée si vous êtes hétéro, hétéro refoulée si vous êtes homo, et surtout vous representez un danger pour vos amis, qui voudraient bien à tout prix vous remettre dans le droit chemin. Casée, ma fille, tu dois l'être, des fois que tu donnes des idées aux autres..

J'aime les livres de Sophie Fontanel, un peu moins ses chroniques dans Elle, où elle doit être tenue je suppose, de suivre la ligne directrice du parti de la rédaction, qui va plutôt à l'encontre de son ouvrage. Auto-biographique, je le suppose, ce livre. Même si l'auteur ne nous donne pas d'indication temporelle, quand a-t-elle traversé cette période ou combien de temps a t'elle duré, on lit bien qu'il s'agit de sa propre expérience. Si son corps s'est fermé aux sensations physiques, son esprit lui a continué d'engranger et peut-être même de multiplier des expériences sensorielles, qui nous paraissent décuplées:une oeuvre d'art, un paysage...nous touche-t-ils encore davantage lorsqu'ils sont notre seule source de plaisir?

Vraiment, à lire d'une seule traite!

5 octobre 2011

L'esprit des lieux, Bourg-Achard (27)

Il n'est parfois nul besoin d'aller loin pour découvrir de jolis endroits, et cette boutique, à quelques kms de chez moi, en est un.

De beaux objets, une jolie ambiance, aussi chaleureuse que l'accueil que vous réserve sa propriétaire, c'est une adresse à découvrir si vous passez dans le coin!

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(ma photo est nulle, désolée, je vous assure qu'il n'y a aucun camion vitrier dans la vitrine malgré les apparences)

 

609, Rue de Rouen
27310 BOURG ACHARD
Tél : 02.32.20.19.85

 

 

 

 

4 octobre 2011

Calme, paix et sérénité

Aprés le bling-bling de Deauville, nous avons choisi l'étrange atmosphère recueillie du petit village du Bec-Hellouin et de son abbaye. Ici, vous vous promenez en toute quiétude sous les arbres centenaires du parc,  cet endroit est selon moi l'une des plus belles abbayes de Normandie. Préservée, à l'écart des foules ou des boutiques à touristes qui sévissent maintenant même dans des lieux religieux, c'est un trés joli endroit, que l'on recherche juste un lieu apaisant  pour se promener, ou un endroit pour se recueillir en toute quiétude. Nous y revenons souvent, avec à chaque fois le même plaisir.

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Un faux air de campagne anglaise, isnt'it?!

31 juillet 2011

Le premier jour du reste de l'été

Je l'avais déjà écrit, décidément cet été est un peu atypique.

Ce matin, pour la première fois, nous avons pris notre petit déjeuner au soleil, dans le jardin. Comme un début de vacances,  pourtant, ce soir, ce sera la fin de celles-ci. Une partie des enfants regagneront leur autre maison, hier déjà, mon fils et son amoureuse, sont repartis pour la Touraine. Aujourd'hui l'ambiance est de saison, mi-figue, mi-raisin. Un peu triste, mais il s'agit de faire bonne figure pour ceux qui restent. Même le chien est désemparé devant les bagages qui se préparent, et il sent bien qu'il va perdre une bonne partie de ses compagnons de jeux.

Au jardin, déjà, les hortensias s'alanguissent et commencent à froufrouter. Pas encore fanés mais plus vraiment épanouis, vous voyez ce que je veux dire? Il est temps de les cueillir, de les laisser sécher et de préparer les bouquets  aux teintes toutes douces, qui cet hiver, me rappelleront ce drôle d'été.

 

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Goûter encore une fois à la douceur d'un repas pris sous le pommier...

 

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Mi figue-mi raisin, jamais en reste d'une contradiction, je suis quand même heureuse de retrouver ma maison calme, et du temps pour moi... Et puis, il me reste ma Sécotine* chérie.

* Surnom que les moins de 't huit ans ne peuvent pas connaître, qui convient si bien à ma fille chérie mais néammoins collante que j'essaie peu à peu de pousser hors du nid, pour l'aider à déployer ses jolies ailes toutes neuves... Mais pas trop quand même, c'est tout de même ma tout- petite.

 

17 juillet 2011

Déserté...

 

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Déserté le bain de soleil, sous un ciel normand plus automnal qu'estival, qu'on ne me parle plus ni de sécheresse ni de réchauffement climatique!

Alors que le soleil m'incite à paresser, bien au contraire, les journées pluvieuses m'incitent plutôt à m'occuper de la maison et du mouchoir de poche qui nous tient lieu de jardin, et que je rêve de transformer en jardin de cottage anglais ( j'ai déjà la pluie, n'est-il pas?). Au moins, l'humidité a ceci de bon, qu'elle facilite la création de mes massifs, la terre étant plus souple à retourner, entre deux averses, et les végétaux reprennent plus facilement. Vivaces, et rosiers David Austin, trouvés à la pépinière Vallonchêne, pour les normandes, il faut découvrir cette pépinière, spécialisée dans les rosiers David Austin et en vivaces peu courantes. On peut même y déjeuner ou prendre le thé dans leur petit salon de thé-boutique.

Côté jardin, mon massif en vert et blanc, enfin en blanc d'ici quelques temps, il faut un peu d'imagination pour le moment, je vous l'accorde.

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Côté maison, c'est l'une des chambre du haut qui revêt des couleurs toutes neuves...

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J'aime beaucoup le résultat, même si nous ne comptons plus les bosses dues aux poutres et à la pente du toit. Nous avons hésité à décaper et à peindre les poutres, mais je trouve finalement trés joli le contraste entre la couleur lin de la peinture et le bois. La peinture mate apporte un côté trés cosy à cette pièce pas trés grande mais bien éclairée.

En attendant la fin des travaux, la maison a un petit côté jolies colonies de vacances  d'autant que la tribu est au complet pour quelques semaines.

 

Je profite de ce billet pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux abonnés à la newsletter, peu découragés par la semi-léthargie de ce blog, merci à eux de se joindre à la communauté :-)

 

 

 

7 juin 2010

Dimanche...

Un dimanche en pente douce, rempli de bonheurs minuscules. Un déjeuner avec des amis sur la terrasse,on termine en cuisine les derniers préparatifs et la conversation se poursuit par la fenêtre, on laisse filer les heures et on se sent juste bien. Les enfants sont heureux de se retrouver et d'échapper, un peu, à la surveillance des grands. Même la charlotte aux fraises, qui s'alanguit paresseusement au découpage, était cependant délicieuse...J'aime beaucoup ces moments, pourtant je n'aime pas beaucoup les dimanche, en général.

Aujourd'hui, il faut profiter du soleil, et cueillir les roses du jardin avant qu'elles ne s'abîment sous le mauvais temps annoncé...

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16 juin 2011

Le bonheur est dans le Gers

Le bonheur et la douceur de vivre, nous y avons goûté dans le Gers durant ces quelques jours... Des paysages, des couleurs, le temps de prendre son temps, des gourmandises pas légères mais si délicieuses, des rencontres étonnantes, le retour à la réalité est un peu difficile !

Quelques jours passés dans une si jolie petite ville toute blanche, et qui nous ont conforté dans la certitude que c'est là que nous aimerions vivre, d'ici quelques années...

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30 mai 2011

Se perdre...

Rien de mieux pour découvrir le pays de Caux du plateau maritime que de partir à l'aventure, laissant le hasard nous faire emprunter des routes les plus jolies les unes que les autres et quasiment désertes. A l'exception d'un Hummer immatriculé en Russie, tout aussi perdu que nous d'ailleurs..un espion qui venait du froid, peut-être?

Tout au long de la route, tomber sur une concentration automobiles, aux couleurs trés 70°s...

MAI 2011

Poursuivre, prendre une petite route pour tomber sur un cul-de-sac, mais la vue, la vue!

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Prendre le temps de s'arrêter pour une pause goûter au Château de Sissi, à Sassetot le Mauconduit. ( Arrêtez vous admirer le château et la parc, mais le salon de thé n'a aucun intérêt )

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Délestés de 7 € pour un soda light même pas en bouteille, et un café, aucun intérêt je vous dis :-), poursuivre par Veulette, passer par St Martin aux Buneaux et tomber sur Malleville les Grès et une vraie brocante de campagne, tenue par un charmant monsieur... Pas de doute, le paysage est tout ce qu'il y a de plus normand!

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J'espère sincèrement vous donner l'envie de découvrir cette belle partie de la Normandie!

 

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