Hier soir, un appel.
La personne au bout du fil me demande si je suis d'accord pour participer à une journée des artisans, dans mon village. J'avais oublié à quel point, dans un petit village, les informations vont vite, j'avais dû glisser à une personne ou deux quelques mots de mon projet de brocante. Sans réfléchir, j'ai dit oui, convenu des détails techniques, mais aprés avoir raccroché, une bonne dose d'angoisse tout de même. Et si je n'en étais pas capable, et si ce projet n'était qu'un rêve pas réalisable, et si je n'y arrivais, et si je n'avais pas assez de stock ou de linge à exposer et si je loupais toutes mes teintures et si et si et si et si.... Parce que là, c'était se frotter à la réalité, et savoir rapidement si le bébé était viable ou remballer tout, s'il y a vraiment des personnes intéressées par ce que j'ai l'intention de proposer. En même temps, ce projet me tient tellement à coeur pour de multiples raisons que je me dis que je ne suis pas du genre à baisser les bras et à me laisser bousiller l'optimisme :-) Je découvre le plaisir qu'il y a à imaginer, concevoir, porter un projet. Convaincre les autres que oui, mon idée est valable, et je sais que j'y arrive. Et puis surtout j'ai véritablement l'envie de faire partager ma passion pour le linge ancien, ce n'est pas un objet comme les autres. Ce linge a vécu, a souvent une histoire, a participé à bon nombre d'évènements heureux ou pas... mais il est tout sauf anonyme et sans âme. Vendre ce linge, c'est aussi vendre un petit bout du passé, un brin nostalgique mais pas tant que ça, c'est vendre aussi l'atmosphère surannée des maisons de famille, des armoires de grand-mère et des galopades d'enfants dans les couloirs des vieilles maisons... euh, vous me suivez ?!! Quand je suis partie, on ne m'arrête plus, je me crois encore devant mon conseiller Pôle Emploi, en train d'essayer de le convaincre... le convaincre, je ne sais pas, mais sa femme m'a acheté des trucs :-))
Donc, le 22 novembre, si vous passez dans le coin, venez me voir :-))
