Famille modèle, d'Eric Puchner
Famille modèle, d'Eric Puchner
Ce livre finalement est une fausse promesse, si on se fie au titre. La famille dont il est question dans ce roman, est tout sauf modèle. C'est même une belle galerie de portraits de névroses en tous genres. Une famille américaine classique, les parents et leurs trois enfants, vivent heureux dans le Wisconsin, qu'il quitte à la recherche du rêve américain, pour la Californie. C''est là selon le père que se trouvent bonheur et fortune. Devenu promoteur immobilier, il achètera un terrain destiné à la construction et à la vente de maisons individuelles. Beau projet, mais qui sera anéanti par la construction d'une décharge juste à côté. Le père fera faillite, mais par peur de décevoir les siens, ne dira mot. Peu à peu, la famille va s'enfoncer dans le drame, jusqu'à un accident terrible qui bouleversera complètement la vie des 5 membres.
Ce livre est assez étonnant, on oscille sans cesse entre rire et tragédie. Les premières pages sont assez drôle, et d'un coup le livre s'enfonce doucement vers quelque chose de plus sombre et terrible. C'est vraiment toutes les illusions d'une famille qui tournent mal, le rêve américain, le bonheur, tout s'effrite au fil des pages, causant chez le lecteur un certain malaise. Je ne sais trop si j'ai aimé ou pas, j'ai trouvé que les 500 et quelques pages de ce roman étaient trés longues, mais je suis allée jusqu'au bout.
Chaud dedans, frois dehors
Pour tenir au chaud nos nuits, le froid est arrivé en Normandie...
Une housse d'édredon, toute simple, avec un coupon de lin toile de Jouy, trouvé chez Flo lors de sa vente privée.

Tenez vous au chaud, l'hiver est enfin là!
Cookies au chocolat, sans oeuf ni beurre
Une petite recette de cookies au chocolat. Croustillants à l'extérieur, trés moelleux à l'intérieur. Pour moi, trop moelleux, mais ça permet de satisfaire la gourmandise des allergiques aux oeufs, ou des végétariens (-liens?) puisque la recette ne comporte pas de beurre non plus et qu'on peut remplacer le lait par du lait végétal.

Cookies au chocolat:
La recette est américaine, les mesures sont donc exprimées en "cup", pour la réaliser, j'ai utiliser un simple ramequin à four en guise de mesure.
1/2 cup de cassonade
1/4 cup de sucre blanc
2/3 cup d’huile végétale
1/4 cup de lait
1 c à soupe de maïzena
extrait de vanille
1 cup 1/2 de farine
1/2 sachet de levure
une pincée de sel
1 cup de pépites de chocolat (j'ai rapé grossièrement à l'aide d'un couteau à dent des carrés de chocolats à dessert)
Mélangez dans un bol le sucre, l’huile, le lait et la maïzena.
Ajoutez la vanille, 1 tasse de farine, la levure et le sel, mélangez bien.
Ajoutez le reste de la farine et les pépites, mélangez.
Formez des boules de pâte avec les mains ( elles s'étalent à la cuisson)
Placez sur une plaque recouverte de papier cuisson et enfournez environ 10mn à 180°
Laissez reposer quelques minutes à la sortie du four puis décollez et laissez refroidir.
Les Puces de Rouen
Chaque édition des Puces rouennaises nous réserve une trouvaille. Cette année, c'est cette commode des années 50 achetée telle quelle, rénovée de jolie façon grâce à sa peinture en deux tons de gris. Le dessus, d'origine, est décoré d'une marqueterie toute fine, m'a beaucoup plu.
Parfaitement assortie au mur de mon entrée, elle a trouvé sa place sans hésitation.



Les Puces de Rouen ont parfois mauvaise presse: trop cher, le prix d'entrée et ceux pratiqués par les brocanteurs et antiquaires, trop de monde. Tout cela est vrai, mais malgré tout, on arrive toujours à y faire de bonnes affaires, cette commode a couté moitié moins cher qu'une commode neuve de chez Maison du Monde. Les stands sont très variés, avec de trés beaux objets souvent, qu'on voit rarement. L'édition de janvier est plus intéressante que celle de septembre, cependant. Cette année, j'ai trouvé qu'il y avait davantage de stands vintage des années 60-70, ce qui me convient même si je n'ai rien trouvé , j'aime de plus en plus cette période en style de design, surtout en mobilier. En revanche, quasiment plus de meubles patinés, et c'est tant mieux. Les autres années, c'était un grand n'importe quoi, de très beaux meubles peints à l'arrache sous prétexte d'être "tendance", quel dommage!
# 1
Drôle et tendre, ce roman se dévore d'une traite. On est dans une petite ville des Etats-Unis. Blue Gene, la quarantaine, loser assumé, coupe mulet des années 80, tongs et chaussettes blanches, vie au jour le jour dans une caravane. En rupture de famille, jusqu'au jour où sa mère vient lui demander de rejoindre son frère qui souhaite obtenir l'investiture pour se présenter à l'élection présidentielle. On est dans la caricature la plus absolue de la société républicaine, Dieu, la famille, le drapeau, la nation, et la guerre. La famille de Blue Gene est la plus riche de la ville, son frère poussé par l'ambition déçu de son père, mais il lui manque un élément essentiel pour emporter les votes des habitants, la sympathie. C'est pour cela qu'il décide de faire appel à Blue Gene, apprécié de tous pour sa simplicité. Forcément, derrière la façade luxueuse de la maison familiale se cache des trésors d'hypocrisie et des secrets assez sordides qu'il faut absolument contenir. Jusqu'au jour où BlueGene décide de faire exploser les convenances et surtout de se mettre vraiment au service des autres, au contraire de son politicien de frère...
A lire!
Le cercle fermé, de Jonathan Coe
J'aime beaucoup cet auteur, c'est avec intérêt que j'ai ouvert ce roman, la suite de Bienvenue au club. Hélas, ce fut un rendez-vous manqué, je ne suis pas arrivée à entrer dans l'histoire et j'ai trouvé les premières pages extraordinairement sombre et triste, rien qui donne envie d'en poursuivre la lecture. Je l'ai donc laissé de côté pour le moment, dommage.
Le soleil sous la soie, d'Eric Marchal
Tout à fait dans la lignée de cet autre roman historique, Les trois saisons de la rage, ce roman cette fois, nous fait revenir à l'époque de Louis XIV et du duché de Lorraine. Les balbutiements de la médecine, les cas évoqués sont remarquablement décrits et véridiques, l'histoire de ce petit duché qui lutte pour garder son indépendance face au roi de France, ce roman est passionnant. Nicolas Déruet est chirurgien ambulant, à l'époque c'était une profession bien moins considérée que les médecins, un excellent chirurgien. A la suite d'un complot, il va se voir contraint de quitter la Lorraine pour suivre les armées en campagne contre les Turcs. D'amputations en trépanations, il va apprendre la chirurgie de guerre entouré par une galerie de personnages attachants, se perfectionner et deviendra à son retour l'un des meilleurs chirurgiens de son époque. Tiraillé entre deux amours, il devra faire un choix difficile, cette partie là du roman, est celle qui m'a le moins emballée et je l'ai trouvée un peu ennuyeuse à vrai dire, mais j'ai bien aimé ce roman, à lire comme un vrai document sur la médecine à l'aube du 18°s.
Mourir sur Seine, de Michel Bussi
Ce roman m'a donné l'occasion de découvrir un auteur normand. Je peux bien l'avouer, je ne l'ai pas choisi en fonction de l'intrigue mais parce que la quatrième de couverture indiquait que celle-ci se déroulait dans des endroits que je connais bien et notamment dans mon village. Et puis finalement, j'ai pris goût à l'histoire policière bien menée et à la description de l'Armada, scène du crime dont il est question ici, un évènement en Normandie qui voit défiler sur la Seine tous les quatre ou cinq ans les plus beaux voiliers. Et puis, un auteur qui arrive à vous faire ressentir la canicule dans les rues de Rouen, et presque transpirer à la lecture du livre, je dis qu'il est vraiment doué! Du rythme, des descriptions fouillées et réalistes, j'ai passé un bon moment à la lecture de ce roman, même si j'ai moins aimé les portraits des personnages, un peu caricaturaux peut-être.
Vivre avec les livres...
Quand les livres deviennent un élément à part entière du décor...


Etagère invisible trouvée à la boutique La Maison, à Deauville.
Lampe trépied La Maison Cassette, trouvée au Cèdre Rouge.
La boutique La Maison, est un trés joli endroit, coincée entre deux boutiques de luxe, au rez-de-chaussée d'une maison individuelle, très typique. On y trouve des objets de design contemporain aux prix très doux et surtout originaux . L'accueil de la propriétaire est charmant, on peut y passer un long moment pour tout détailler en toute liberté et bénéficier de bons conseils.


La Maison
Place du Casino
14 Deauville
Goûter vintage...
Et vous, vous vous souvenez des tasses Mobil ?!

(tasse chinée à Rouen dans une boutique vintage, offerte par monsieur EspritC, et la réplique de celle de mon enfance!)
De circonstance...

2 fois plus de bonheur
0 souci
1 année belle et heureuse
2 fois plus d'amour
Je n'avais pas trouvé le temps de vous présenter mes voeux, et surtout de vous remercier des vôtres, c'est chose faite, enfin! Ce soir, la maison est bien silencieuse, chacun a retrouvé, qui son appartement d'étudiante, qui son autre maison. Même le chien vire et tourne, désemparé de ne plus avoir personne à agacer. J'ai apprécié ces vacances, mais j'apprécie aussi le calme retrouvé de la maison...jusqu'aux prochaines vacances où tout le monde sera réuni de nouveau. C'est même avec soulagement que je vois se finir cette période de fêtes, que je n'aime pas beaucoup, mais celle-ci passée, on se tourne lentement mais sûrement vers le printemps, et ça, c'est bien :-)
Encore merci à vous qui cheminerez à mes côtés, une année de plus, et je vous renouvelle tous mes meilleurs voeux.
JOYEUX NOEL

Noël nous réserve à tous des surprises de toutes sortes,
des paroles douces, des êtres chers à nos côtés
ou une belle soirée tranquille.
Il est temps pour moi de vous souhaiter
le plus doux des Noël. J'ai une pensée particulière et
trés chaleureuse pour ceux
et celles qui seront seuls
demain soir.
Je vous embrasse et j'en profite pour vous remercier de vos si fidèles visites et gentils commentaires.
D'acier, de Silvia Avallone
Excellent, saisissant, prenant, dérangeant... que du positif à dire sur ce roman qu'il faut absolument lire. Deux toutes jeunes filles, l'une brune, l'autre blonde, à peine 14 ans et pourtant déjà conscientes du pouvoir sur les hommes que leur confére leur beauté naissante. Des Lolitas des bacs à sable, qui grandissent à l'ombre des barres d'immeuble d'une petite cité ouvrière d'Italie, et qui le lundi matin à la sortie des cours, se déshabillent et dansent face aux dizaines de fenêtres qui plongent dans la salle de bain et autant de regards masculins, derrière. Des miss qui rêvent de devenir star de la télévision ou d'avoir un bon travail, de l'argent et de passer leurs vacances sur l'île d'Elbe avec les tourismes étrangers. Pour tout univers, leur immeuble, de l'autre côté de la rue, la plage où tout se joue pour les jeunes du quartier, entre jeux et séduction rapide dans les cabines de plages. Des hommes aussi, des pères brutaux, des frères protecteurs et gardiens de la morale des petites. Des mères qui ont perdu leurs illusions d'une vie meilleure et bataillent pour assurer le quotidien. Il y a aussi l'usine, les poches d'acier en fusion, les bâtiments désaffectés qui deviennent le terrain de jeu des jeunes, ou pour d'autres jeux, des plus grands. La chaleur est omniprésente, le soleil italien, l'acier en combustien, on étouffe en lisant ce roman trés sombre.
Entre Nabokov et Zola, ce roman est incroyable et à découvrir absolument.



