J'ai un vrai coup de coeur pour ce roman. On est dans une famille flamande, en pleine Belgique profonde, au sein d'une famille où l'activité principale consiste à se soûler et à battre des records du monde de cuites. Les trois frères habitent chez leur mère, qui les entretient vaille que vaille avec sa maigre pension et qui nettoie soigneusement les meubles que l'huissier vient saisir, question d'honneur! L'un des trois frères est le père du narrateur qui est élevé par cette grand-mère. Ce livre est un petit bijou, c'est drôle, picaresque mais aussi une jolie histoire d'amour filial, et familial. L'auteur, en refusant de suivre la tradition familiale, va un peu rompre avec les siens et le livre est aussi empreint d'une certaine mélancolie. A lire!
D'autres lectures:
Jerôme Garcin est un amoureux fou des chevaux, notamment du sien, Eaubac. Pendant deux ans, sous forme de journal intime, il nous fait partager leur quotidien, à tous les deux, lui et son cheval. Il même à son amour du cheval, des chevaux, son goût immense pour la lecture et la Normandie. Partageant les mêmes goûts, je ne pouvais qu'aimer :-). Jerôme Garcin écrit magnifiquement bien sur les chevaux, c'est une écriture amoureuse, et il parle même de manque physique lorsqu'il ne peut pas monter son cheval. J'ai aimé le récit de ses promenades dans le pays d'Auge, j'ai aimé les dialogues avec ses confrères écrivains, peut-être un peu moins lorsqu'il retranscrit les compliments sur ses livres que lui font les autres auteurs, mais c'est un joli livre, dans la même ligne que son précédent, La chute de cheval, dans lequel il raconte sa douleur d'avoir perdu son père à la suite justement d'une chute de cheval.
Rosie revient à Dublin, lieu de son enfance, aprés avoir parcouru le monde, et avoir eté quelque peu déçue côté amour. Elle veut s'occuper de sa tante maternelle qui l'a élevée, une vieille femme grincheuse, alcoolique et pénible. En cherchant comment gagner dorénavant sa vie pour assurer leur quotidien, Rosie songe à écrire un livre de développement personnel à destination des cinquantenaires, comme elle. A l'occasion d'un voyage aux USA, elle a la surprise de voir se pointer sa tante, qui a décidé, à plus de 70 ans, d'enfin vivre sa vie comme elle l'entend.
Ce roman explore les thèmes de l'âge, du vieillissement, de la solitude. Et surtout du besoin irrépressible de retrouver ses racines et de se fixer quelque part. Ce n'est pas triste du tout, plutôt positif et tendre. C'est aussi une reflexion sur un amour maternel qui ne dit pas son nom mais qui existe bien entre cette tante et sa nièce. Là aussi, c'est un joli roman!
L'amour est une île, selon Claudie Gallay, et bien moi, j'ai coulé à pic en lisant ce roman.
Une vraie déception pour moi, j'ai tellement aimé Les Déferlantes, son précédent roman que je pensais adhérer tout autant à celui-ci. Ce n'est pas le cas, je n'ai pas aimé l'histoire abracadabresque, ni les personnages caricaturaux à souhait, l'actrice célèbre présente tous les poncifs d'une star des années 30 mais n'a rien d'actuel... bref rien de rien!