09 décembre 2009
Expiation de Ian Mc Ewan
Petite déception que ce livre, je n'en ai pas saisi le sens, ou je suis passée complètement à côté.
Est une réflexion sur l'écriture, la difficulté d'être romancier, est-ce une reflexion sur la famille, sur la fin de l'enfance, sur la manipulation d'une enfant convaincue de protéger sa soeur, sur les secrets de la noblesse britanniques... c'est un peu tout ça à la fois, mais je n'ai pas vraiment accroché, et chose rare, je ne suis pas arrivée à la fin du livre.
Il s'agit d'un drame familial, une petite fille férue d'écriture, va accuser à tort le fils de la gouvernante du château, à la veille de la guerre en Angleterre. Et des année plus tard, on retrouvera cette petite fille sous les traits d'une vieille femme. Je vous laisse vous faire votre propre idée sur ce livre.
Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates
Ce livre doit son succés par le bouche à oreille, davantage que par les critiques littéraires, et c'est toujours une référence. Je l'ai lu parce que beaucoup de mes amies autour de moi l'avaient lu, et l'ont aimé. A la base, ni l'histoire, ni la période, ni le style d'écriture ne me plaisent, comme quoi, des fois, c'est bien de laisser tomber ses certitudes :-) C'est un roman écrit sous une forme épistolaire, l'héroïne écrivant jour aprés jour à ses amis, et recevant des lettres à son tour, et c'est ainsi que peu à peu son profil et l' histoire se dessine. Cette forme selon moi, m'a empêchée de rentrer rapidement dans l'intrigue, mais c'est vrai que lettre aprés lettre, on s'attache aux personnages, et on a hâte de lire la suite. La trame de ce roman écrit à quatre mains: une jeune journaliste va s'intéresser à la période de l'Occupation sur l'île anglo-normande de Guernesey, au travers la vie des participants à un cercle littéraire. Chaque personnage lui écrit, et lui parle de la difficulté de son quotidien en temps de guerre, des horreurs perpétrés par l'occupant, mais aussi des personnages allemands qui vont se révéler touchants, des familles qui éclatent, les enfants qu'on doit éloigner pour les protéger.
C'est un trés joli livre, tendre, émouvant mais jamais larmoyant avec dedans des vrais morceaux d'humour à l'anglaise :-). Ce livre, je pense que je vais l'offrir autour de moi, peut-être à des personnes qui ont connu cette période de notre histoire, je pense qu'ils s'y retrouveront avec émotion.
A lire!
01 septembre 2009
La vie en sourdine, de David Lodge
Le narrateur et personnage principal de ce roman est un professeur de linguistique à la retraite qui a bien du mal à tromper son ennui, entre une femme débordante d'énergie, un père qui sombre peu à peu dans la folie, et une étudiante bien décidée à lui mettre le grappin dessus même en utilisant le chantage... Si la trame de ce livre n'est pas passionnante, il faut le reconnaître, il y a beaucoup trop de longueurset on perd un peu pied devant la technicité des termes, notamment ceux qui concernent la linguistique, ce livre est intéressant par son témoignage sur la surdité, un réel handicap, et le regard porté par la société sur les personnes qui en souffrent. Et c'est aussi un émouvant témoignage sur les relations parent/ enfant, surtout quand, à cause de la vieillesse, celle-ci s'inverse et les enfants deviennent les parents. Pas mal, mais ça traîne en longueur!
11 juin 2009
Le Montespan, de Jean Teulé
Louis Henri de Montespan est sans doute l'un des cocus les plus célèbres de l'histoire de France. Loin de se réjouir, comme beaucoup d'autres nobles de l'époque, plutôt fiers, eux, de voir Louis XIV jeter son dévolu sur leur épouse et en obtenir charges et prébendes en échange du "prêt" , lui décide d'emmerder ( désolée mais c'est vraiment ça :-) ) le souverain en refusant de se soumettre et en cherchant par tous les moyens à récupérer sa femme dont il est passionnément amoureux, et ce jusqu'à la mort de celle-ci. Il va jusqu'à orner son carrosse d'une magnifique ramure de cerf, histoire de bien signifier son cocufiage
Ce livre plaira autant aux amateurs de romans historiques, je l'ai trouvé trés documenté et interessant à ce niveau, et à ceux à la recherche d'histoire romanesque complètement rocambolesque. On se prend vraiment d'amitié pour le personnage, une sorte de Don Quichotte qui ne veut pas renoncer à son amour. Ce livre est trés drôle par moment, c'est un vrai régal. A lire !
10 juin 2009
Impardonnables, de Philippe Djian
En refermant ce livre, j'ai eu comme l'impression d'un rendez-vous manqué avec son auteur. J'ai pourtant beaucoup aimé Philippe Djian, enfin le Philippe Djian d'avant Doggy Bag c'est à dire quand il était l'un des meilleurs auteurs français et pas un auteur de scénario de séries pseudo américaines. Rien ne m'a touché dans ce livre, à part sans doute lorsque l'auteur nous fait part, à travers son personnage, des difficultés à écrire que peut ressentir un auteur. L'histoire est un enchevêtrement d' personnages tous plus déglingués les uns que les autres. Tout tourne autour de cette interrogation, peut-on tout pardonner? Dans ce roman, la réponse est non, mais pas vraiment de façon claire, je trouve, le personnage principal oscillant sans cesse entre culpabilité et volonté d'oublier en tentant de refaire sa vie, mais sans succés. Le narrateur n'arrive pas à surmonter la mort tragique, sous ses yeux, de sa première femme et d'une de ses filles. Son autre fille, actrice un peu droguée et trés paumée; va disparaître puis réapparaître sans qu'on comprenne vraiment comment. Elle est terriblement en colère contre son père qui a trompé sa mère, juste avant le décés de celle-ci. Se mêlent à ça une brochette de personnages tous entre déprime, comportement suicidaire et maladies graves...L'écriture est elliptique, on a vraiment de la difficulté à suivre, l'auteur oscille en permanence entre passé et présent. Je me suis forcée à le finir, en pensant quand même qu'il ne peut pas y avoir que du mauvais dans un roman de Philippe Djian, mais rien n'a rattrapé ma mauvaise impression...
06 avril 2009
Des vents contraires, d'Olivier Adam
Concernant les romans d'Olivier Adam, je ne suis absolument pas objective. Je les aime tous, en bloc, et j'attends avec la même impatience la sortie, trop rare à mon goût, de l'un deux. Je crois qu'il s'agit vraiment de mon auteur français préféré. Il n'y a pas un seul de ses livres, dans lequel je ne me suis pas retrouvée, tellement il tape juste là où ça fait mal, tellement sa perception de la psychologie est juste. Que ce soit pour les descriptions des personnages ou des paysages, chaque phrase est un vrai bonheur, tout en finesse et sensibilité. J'aime ses livres, ses personnages, toujours un peu border line, un peu comme lorsqu'on est en haut d'un toboggan et qu'on ne sait pas de quel côté on doit aller, se laisser glisser ou prendre la décision de choisir de redescendre par l'escalier. Se laisser aller vers la déprime ou décider qu'elle ne passera pas par nous. Alors que ses livres sont toujours empreints de nostalgie, d'une touche de tristesse, de mélancolie, ses personnages ont beaucoup de force et de justesse, et on s'y attache toujours. Ce livre, on ne sait pas si on doit en tourner les pages pour avancer dans l'histoire, ou si on a envie de relire les précédentes, tellement l'écriture nous transporte, où plutôt tellement les mots nous parlent de nous. Trés difficile à refermer, comme chacun d'eux.
Ce dernier roman, Des vents contraires, explorent encore une fois le registre des relations familiales, un père se retrouvent avec ses deux enfants, leur mère a simplement disparu, pas morte, juste disparu on ne sait où... Selon moi, Olivier Adam est l'auteur qui parle le mieux de ces paysages de falaises, de côtes normandes ou bretonnes...Ici, il ne fait pas exception à la règle, et j'ai retrouvé dans ce livre, tout ce qui fait que j'aime tellement Saint Malo. A lire forcément !

02 avril 2009
Une nuit de trop, de James Patterson
Mouais, à lire si on aime les polars.
Celui-ci est un peu différent dans sa construction. Lauren, inspectrice de police trompe son mari pour se venger de l'infidélité (imaginée) de celui-ci, avec un collègue de la brigade des Stups qui sera retrouvé assassiné un peu plus tard. Persuadée que l'assassin n'est autre que son mari, elle va tout faire pour laisser échapper le coupable... mais je ne vous en dis pas plus :-)
Marche arrière, de Valérie Saubade
Ce livre s'ouvre sur un terrible l'accident, le personnage principal en reculant avec son 4X4 tue son ex-femme par maladresse. Toute l'histoire va tourner autour de ce couple, Vincent et Marianne, qui faute d'avoir réussi leur mariage semblent avoir réussi leur divorce et prennent l'apéritif ensemble chaque dimanche soir. Sauf que l'enquête de police, le héros est placé en garde à vue, semble s'acheminer vers sa désignation comme coupable malgré ses dénégations. Le livre est bâti selon la formule des aller retour entre le présent et le passé, jusqu'au dénouement,assez inattendu. L'auteur, Valérie Saubade raconte cette histoire en employant la première personne, et réussit fort bien à se glisser dans la peau et les penséess d'un homme, elle est d'ailleurs trés peu indulgente à l'égard des personnages féminins, et des femmes en général. C'est un bon roman, on oscille tout au long de l'histoire entre des sentiments contradictoires en décrétant coupable ou innocent le personnage... A découvrir!
Zones humides, de Charlotte Roche
J'ai honte, je sais, je suis faible mais je n'ai pas pu résister à l'idée de lire ce livre dont on parle tant. J'aurais mieux fait de m'abstenir! J'aime assez la provocation en littérature, même un certain côté trash à condition que cela serve l'histoire ou bien que ça serve à provoquer une quelconque réaction chez le lecteur, bref, que ça ait du sens, mais là franchement, faire un livre sur ses hémorroïdes et la difficulté d'aller à la selle aprés une opération, ça me laisse perplexe et sans voix! L'histoire, je ne peux même pas vous en parler, je n'ai rien compris, l'héroïne passant son temps à décrire minutieusement son goût pour toutes les sécrétions de son corps et de celui de ses amants...on a un florilège complet de tout ce qui peut être excrété par notre corps, sans compter des descriptions quasi médicales de ses pratiques sexuelles. D'aucuns y ont trouvé une évocation féministe des contraintes hygiènistes de notre époque, parce que l' héroïne s'épile le sexe, c'est vraiment tiré par les poils les cheveux, croyez-moi. J'ai l'impression que d'aprés les critiques que j'ai pu lire, on se doit d'apprécier ce livre, et de crier au génie littéraire, sous peine de passer pour une coincée; Tant pis pour ma réputation, j'ose dire que je n'ai pas aimé du tout.
Je vous rassure, je n'ai pas acheté ce livre, mais je l'ai lu en une heure chez Cultura...
Esprit de famille d'Audrey Fitzjohn
Comme beaucoup d'entre nous, je me suis laissée tenter par ce livre, vraiment trés agréable à feuilleter. Pour les calées en couture, il n'apprendra pas grand chose, les réalisations sont souvent détaillées sur les blogs, on y trouve régulièrement les pochons et autres coussins à partir de linge ancien, mais j'ai bien aimé les explications pour réaliser les pampilles en pâte durcissante ou le photophore en zinc. Et à noter, les patrons à taille réelles pour les paresseuses comme moi qui sont fatiguées à l'avance, à l'idée de devoir trouver une photocopieuse. Les objets sont bien mis en valeur, c'est une ambiance agréable à découvrir ou redécouvrir. Donc, rien de vraiment nouveau, mais c'est un joli livre.






