mardi 30 octobre 2012

Je tue les enfants français dans les jardins, de Marie Neuser

 

51yc5vG9s+L  Malgré son titre, ce roman n'est pas un polar, plutôt un roman noir, trés noir. On le lit d'une traite, la gorge serrée, tant il nous ramène à des faits divers dont on a beaucoup entendu parler. Et aussi, à d'autres cas dont on sait qu'ils existent mais qu'ils sont moins médiatisés, tant qu'il n'y a pas de passage à l'acte, mais jusqu'à quand?

Une jeune femme, Lisa, professeur d'italien dans un collège de la banlieue marseillaise, subit jour aprés jour, les violences et humiliations de ses élèves. Des petits caïds à qui personne n'a jamais posé la moindre limite, et lorsqu'on ose leur résister, n'hésite pas à taper sur les femmes, mère, soeur ou professeur.

Des filles aussi dans cette classe. L'une se prostitue le matin, avant d'aller en cours, et en tire gloire auprés des enseignants, puisqu'avec cet argent, elle, elle peut s'offrir les marques dont elle a envie. Il y a aussi cette jeune fille de 18 ans, venue d'Algérie, qui recommence à zéro en France, la meilleure élève de la classe et celle qui donne la force à la prof, chaque matin, de passer la porte du collège. Chaque soir, elle traçe un bâton puis les raye, comme un prisonnier qui compte les jours à tirer.

Cette jeune fille, dont le suicide pour refuser un mariage forcé, sera le déclenchement par Lisa du refus de subir. Subir les crachats, les menaces physiques, le vol de son sac à main et par là-même de son adresse, et du harcèlement à son domicile.

Dans ce roman l'angoisse monte crescendo, on sent venir le drame, mais qui ne sera pas celui auquel on s'attend. Loin des discours convenus sur les jeunes de banlieue, l'auteur dans ce livre, refuse de faire passer les bourreaux pour des victimes, et ne leur trouve absolument aucune excuse. Nous non plus.

 

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Femmes contre-nature, de Léa Godard

29677_aj_m_3966 Femmes contre-nature ou contre la nature?
C'est de cela qu'il s'agit dans ce recueil de nouvelles, de femmes qui à un moment ou un autre, se sentent à l'étroit dans leur rôle de femme, rôle imposé par elles-même ou par la société.
Frigide, stérile, vieille fille, pucelle...Elles sont toutes là, et dans cette galerie de portraits, nous pourrions bien figurer à un moment ou à un autre de notre vie...ah l'angoisse de ne pas avoir une épilation impec et du poil auX pattes juste avant un rendez-vous...
Bon, le format "nouvelles" n'est pas mon format préféré, et donc j'ai été assez déçue par ce livre. A chaque fin d'histoire, je reste sur ma faim aussi.
Trés vite lu, trop vite pour moi, on n'a pas le temps de s'attacher aux situations ou aux personnages.
A noter tout de même, l'épilogue, surprenant!

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Les lisières, d'Olivier Adam

 

cvt_Les-lisieres_3435 Olivier Adam est sans aucun doute mon auteur français préféré. Du coup, je n'en ai plutôt que du bien à dire, et je suis prête à passer sur quelques défauts, voire sur une façon de s'apitoyer sur soi-même agaçante qui donne quelques longueurs au livre.

Dans ce roman, plus autobiographie que roman d'ailleurs, il apparait assez clair que le narrateur, Paul Steiner, un écrivain plutôt à succés dans la quarantaine, est l'auteur lui-même. Si on fouille ici ou là dans l'actualité pipolesque, quand on apprend qu'Olivier Adam s'est séparé de sa femme, qu'il s'est fâché avec ses parents à la suite de ce livre, le lien se fait assez clairement. Il s'est d'ailleurs souvent inspiré de personnes proches dans ses romans, ce qui lui a été parfois reproché. De tous les romans d 'Olivier Adam, je trouve que c'est dans celui-ci qu'il se livre le plus.

L'histoire, Paul Steiner, écrivain alcoolique et depressif, s'est séparé de sa femme, il se retrouve père à temps partiel, un week-end sur deux. En même temps, il doit assister ses parents, suite à l'hospitalisation de sa mère, prendre soin de son père et l'aider à déménager. Pour cela, il revient dans la petite ville de banlieue où il a vécu, enfant, et dont il s'est éloigné en choisissant de vivre à St Malo (ou vit Olivier Aam). Ce retour va lui fournir l'occasion de revoir ses anciens amis, son premier amour aussi, d'essayer  de renouer des liens avec son frère, distendus, peut-être aussi avec son père, dont les coups de pieds au derrière ont souvent remplacé toute discussion.

On retrouve dans ce livre tous les thèmes récurrents chez Adam, la politique et la montée de l'extrême-droite, les différences sociales, mais aussi et surtout la dépression, l'auto-critique. C'est vrai que parfois, on a le sentiment que l'auteur en fait trop, qu'il noircit à dessein son propre personnage pour mieux s'auto-flageller  par la suite. Certains passages de son livre mettent mal à l'aise, c'est vrai, tant on a le sentiment de pénétrer dans son intimité et surtout de ne plus être dans le cadre d'un roman mais dans la réalité, et parfois d'être devant des règlements de comptes familiaux. Il tourne en boucle sur sa dépression, c'est un peu lassant.

Malgré tout cela, j'ai aimé ce roman, parce qu'on s'y retrouve forcément, à un moment ou à un autre. C'est aussi une vraie reflexion sur le travail d'écrivain, qui doit être un peu en marge de la société, à la lisière, pour mieux s'en imprégner. Comment l'écrivain est perçu par les autres, un passe-temps, une lubie plus qu'un métier. Aussi sur les relations avec la presse ou avec les éditeurs .

 

( En plus, je trouve qu'il est trés beau et a beaucoup de charme :-))

 

 


Olivier Adam - Les lisières par Librairie_Mollat

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lundi 22 octobre 2012

Divin divan...

lle était donc couchée et se laissait aimer
Et
du haut du divan elle souriait d'aise.

Les Fleurs du Mal (1857)
Elle était donc couchée et se laissait aimer
Et
du haut du divan elle souriait d'aise.

Les Fleurs du Mal (1857)
Elle était donc couchée et se laissait aimer
Et
du haut du divan elle souriait d'aise

Nous aurons des lits pleins d'odeurs légères,
Des divans profonds comme des tombeaux...

Charles Baudelaire
Les Fleurs du Mal.

 

Divin divan, s'y reposer, lire, papoter, c'est quand même un de nos endroits favoris à la maison... Et grâce à quelques coussins, home made *, en rappeller l'usage.

 

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( coupon de chanvre trouvé chez Bord de Scène)

 

* Je précise, en réponse à vos interrogations, oui , oui, c'est moi qui les ai fait, m'dames!

 

Un grand merci à vous toutes qui passez, laissez un commentaire (il faut être motivée, avec les nouveaux champs à remplir) ou pas, vos visites me ravissent ! Bienvenue aux nouvelles abonnées, j'espère que vous trouverez votre bonheur à travers mes pages.

 

 

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lundi 15 octobre 2012

Lessive...

 

" Si tu parles à ton eau de Javel pendant que tu fais ta lessive, elle est moins concentrée"  Pierre Legaré


Un bon coup de neuf pour le dressing-buanderie attenant à notre chambre. Une nouvelle peinture blanc mat, des accessoires en inox de chez Ikéa pour tout ranger sans plus d'excuses, et en remplacement des portes coulissantes, un drap ancien en lin teint en gris ( Dylon,  mushroom grey), et de jolis sacs d'emballage recyclés en rangement pour les foulards ou ceintures.

 

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dimanche 14 octobre 2012

La baronne meurt à cinq heures, de Frédéric Lenormand

labaronnemeurtacinqheure  C'est, je crois, le premier roman historico-policier où  Voltaire  mène l'enquête. Ce livre est une pépite, un pur moment de bonheur. Il arrive à être à la fois instructif sur le XVIII°s, la société et les philosophes, et vraiment très drôle.

La trame de l'histoire est très simple. Voltaire cherche protection et gîte pour pouvoir philosopher en paix, et sans trop de soucis matériels chez une vieille baronne, madame de Fontaine-Martel. Quelques jours aprés son emménagement chez la vieille dame, plutôt radine et peu agréable, celle-ci est assassinée dans son lit. Voltaire, que le lieutenant de police du moment a dans le collimateur, en raison de ces écrits pour la liberté de penser et contre les intolérances religieuses, va devoir mener l'enquête pour ne pas se retrouver à la Bastille. Il sera aidé en cela par une marquise enceinte jusqu'aux yeux, un peu nymphomane sur les bords, accro au jeux d'argent,  surtout passionnée par les mathématiques et les sciences, et par un abbé, grand benêt devant l'éternel. Il sera question d'héritage, de jeunes saintes-nitouches moins naïves qu'il n'y parait, de filles pas étouffées par l'amour filial, de valets dévoués mais non moins cupides... C'est un vrai tourbillon de personnages, on est embarqué dans l'histoire à un rythme effréné, ça court, ça saute dans tous les sens, les portes claquent et les victimes aussi. Et surtout on se régale avec le personnage de Voltaire, cabotin, roublard, irrévérencieux, pique-assiette.

A lire absolument!

( ce livre est édité en poche)

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samedi 13 octobre 2012

J'veux du soleil...

Un samedi au soleil, ce ne sera pas pour aujourd'hui.

Alors, à défaut, le soleil, nous le dégusterons à l'heure du thé, avec ce moelleux à l'orange...

 

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Gâteau à l'orange:


- 225 g de beurre fondu

- 6 oeufs

- 300 g de sucre

- 225 g de farine à gâteaux (ou bien farine + 1/2 sachet de levure)

- 165 g de poudre d'amandes ( j'ai utilisé un sachet de 125g, c'est suffisant)


******

- 300 g de sucre

- 185 ml d'eau

- 3 oranges bio ou soigneusement brossées et rincées sous l'eau, en tranches fines

 

Faire un sirop avec le sucre et l'eau, à ébullition, ajouter les tranches d'orange, laisser mijoter 10mn, puis égoutter en récupérant le sirop.

Préchauffer le four à 170°. Battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange triple d'épaisseur. Ajouter la farine en la tamisant, puis le beurre fondu et la poudre d'amandes.

Beurrer un moule à manqué, et le tapisser avec du papier sulfurisé (indispensable pour le démoulage). Disposer les tranches d'orange au fond et sur les côtés, recouvrir avec la pâte. Mettre à cuire 60 mn, vérifier la cuisson au bout de ce temps. Démouler immédiatement sur une plaque à pâtisserie, verser dessus le sirop restant (avant cette étape, j'ai posé le gâteau sur le plat de service) et laisser refroidir.

 

 

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mardi 9 octobre 2012

Miroir ou fenêtre ...

Ce miroir, façon lucarne d'atelier, a trouvé sa place à la maison, au-dessus du canapé, et renvoyant le reflet du jardin, il se transformerait presque en fenêtre...

miroir

 

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Posté par Emma_MA à 18:20 - Commentaires [17] - Permalien [#]

Le garçon d'à côté, de Katrina Kittle

 

51sAqdMOHMLQue feriez-vous si vous appreniez que votre meilleure amie et son mari, vos voisins, étaient un couple de pédophiles, abusant de leur fils et le livrant à d'autres couple? Comment gérer la culpabilité de ne rien avoir vu, de ne s'être doutée de rien, d'avoir laisser faire? Que peut cacher une façade de respectabilité et de bonheur affiché?

Sarah, mère de deux garçons, est dans ce cas. Après l'arrestation du couple pédophile, elle accepte d'accueillir chez elle, le petit garçon, le temps de l'aider à se reconstruire, et surtout faire face à ses doutes concernant ses propres enfants, ont-ils pu eux aussi être abusés par celle en qui il avait toute confiance.. C'est un roman à plusieurs voix, Sarah, ses fils, Jordan le petit garçon abusé, chacun, alternent dans ce roman pour essayer de comprendre l'inconcevable.

Un roman sur la pédophilie, et pire encore la pédophilie incestueuse, ce n'est jamais léger et l'atmosphère de ce livre se révèle parfois oppressante. Les mécanismes de la pédophilie, les méthodes employés pour trouver leurs victimes, ce roman est bien documenté, il n'y a rien à redire, mais ce sujet est un peu trop sombre, et je n'ai pas accroché.

 

 

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lundi 8 octobre 2012

 

Un étendoir ancien, aux jolis croisillons. Certes, assez bringuebalant, je me demande comment nos aïeules parvenaient à y étendre leur linge (ou alors juste leurs chemises et petites culottes)  mais avec beaucoup plus de charme que nos étendoirs métalliques.

Il a trouvé sa place chez moi, mi-étendoir mi-étagère, et s'accorde bien avec ces tissus dont un jour, c'est sûr, je ferai quelque chose, si, si.

 

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Posté par Emma_MA à 07:00 - - Commentaires [17] - Permalien [#]